Affichage des articles dont le libellé est CRIF. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CRIF. Afficher tous les articles

mardi 16 mai 2017

N° 159-La Macronie entre Israël et en même temps le makhzen marocain

Versión española Dentellada n° 159- La Macronía entre Israel y al mismo tiempo* el Majzén marroquí  
 La victoire éclatante de Macron et la perspective alléchante d’être élu-es (ou réélu-es) comme député-es a suscité un véritable raz-de-marée de candidat-es à la mangeoire. 
 La République en Marche apparaît ainsi comme une magnifique coalition arc-en-ciel de tou-tes les opportunistes de la galaxie politicienne gauloise. La Macronie, c’est comme la Samaritaine à l’ère de WhatsApp : on y trouve de tout. Y a du centriste, du socialiste, du communiste, de l’écologiste, du gaullisto-nationaliste, du républicain et même de l'indigène de la République. Bref, la startup macronienne opère une recomposition, pour en finir avec ces horribles archaïsmes que sont la gauche et la droite. Tous ensemble, tous ensemble à la mangeoire !
Bien sûr, il y a quelques couacs dans cette success story.
Premier couac : deux des candidats investis par la startup ont été suspendus à la demande du CRIF et de la LICRA . Ils ont tenu des propos antisionistes et/ou antisémites. Le premier, Christian Gerin, producteur de télévision, avait émis quelques gazouillis (tweets) en faveur du mouvement BDS . Et Macron avait été clair, dès son voyage au Liban en février dernier : Honni soit qui appelle au boycott d’Israël. Le malheureux Gerin a eu beau protester qu’il n’était ni antisémite ni même antisioniste. Rien à faire. Allez, dehors. La seconde, Haouaria Hadj Chikh, ex-communiste marseillaise, ci-devant indigène de la République, ci-devant guériniste (Guérini, ex-patron marseillais des socialistes, inculpé pour association de malfaiteurs en 2011), candidate malheureuse du Front de Gauche à de précédentes élections, a eu le malheur de participer à des manifestations de protestation contre la guerre israélienne contre Gaza en 2008-2009. Donc, elle soutient le Hamas, donc elle est antisémite. Donc, elle dégage. Le CRIF a demandé la suspension d’une troisième investiture,  celle de William Tchamaha en Seine-Maritime, mais apparemment sans succès
Le deuxième couac est encore plus pittoresque et vient du Maroc. Le Comité En Marche local a été indigné par l’investiture de Leila Aïchi comme candidate pour la 9ème circonscription des Français de l’étranger et a annoncé qu’il ne ferait pas campagne pour elle. Les comités sénégalais, tunisien et ivoirien ont emboîte le pas à leurs collègues marocains. Mais pour l’instant, l’investiture n’a pas été suspendue par les têtes pensantes parisiennes de la startup. C’est que la belle Leila est une grosse pointure : à 47 ans, cette avocate spécialisée dans les questions d’environnement, a eu le temps de passer successivement par Europe écologie Les Verts, un soutien à la droitière Valérie Pécresse et le MODEM de François Bayrou. Elle fait partie des 10 sénateurs centristes qui ont apporté leur soutien à Macron. Que lui reprochent donc les startupeurs macroniens ? Ben voyons, elle soutient les Sahraouis ! Impossible donc de soutenir une candidate d’origine algérienne qui nie la marocanité du Sahara occidental ! Le Maroc fournissant le tiers des 150 000 électeurs inscrits dans la circonscription, elle risque donc de ne pas être élue. Mais les jeunes loups – formés en France – qui ont créé le comité marocain d’En Marche, s’en fichent comme de Vercingétorix. Leur projet est marocco-marocain et ils ont vu dans la macronitude une chance de créer leur propre startup électoraliste en vue des prochaines échéances électorales au Maroc. Et on a beau vouloir « refonder, rénover, désarchaïser » la politique marocaine, on ne va quand même pas se mettre le makhzen à dos en frayant avec des partisans du « séparatisme » sahraoui !




mercredi 6 août 2014

Zubisse Nr.148-Die 1%

Übersetzt von Michèle Mialane, Tlaxcala

Das kann man à la Cicero ausdrücken« Quousque tandem abutere, Cukiermanne, patientia nostra? »
Oder à la La Fontaine „ Eine Abkürzung, über das Frankreich erschrickt/und das in seinem Zorn die Hölle schickt/als Strafe für der PS-Missetaten,/der CRIF, da man ihn doch bei Namen nennen muss,/der wohl an einem Tag anfüllt die Leumi-Bank,/bekriegt derzeit der Franzosen Staaten.“
Oder auch à la Che Guevara : „Die hehre Menschheit sagte Genug! Genug mit dem CRIF und dessen Gesindel.“
https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgp-t6wcAeBwsqhr-XMIO0VaFeaNnyWdugTIHUidnovwUqqsf9KN_GHAewsMau4iUjhwp6TuJuEffoUURrNpQBvILwcOw2nD5P67S27ITBzdDq4LpCL_pMAw9Fb4UOgtJ2mJ-BUTLX6J98X/s1600/DSC0129-e1369951041201.jpg
Kurz: heute bin ich auf Cukiermans Bande aus. Jene Menschen wollen nichts Geringeres sein als „der Vertretungsrat der französischen jüdischen Institutionen“, sozusagen ein „Zentralrat der Juden in Frankreich“
Schauen wir uns jene „Institutionen“ etwas näher an:
  A
B

mardi 5 août 2014

Dentellada n° 148-Los 1%

Traducido por  María Piedad Ossaba, Tlaxcala
Podemos decirlo a la manera de Cicerón: « ¿Quousque tándem abutere, Cukiermanne, patientia nostra? »
Podemos decirlo a la manera de La Fontaine: « Una sigla que propaga el terror, Sigla que el infierno en su furor Inventó para castigar los crímenes del PS, El CRIF [puesto que hay que llamarlo por su nombre] Capaz de enriquecer en un día la Leumi Bank, Haciéndoles a los franceses la guerra. »
Podemos decirlo a la manera de Che Guevara: «Esta gran humanidad ha dicho ¡basta! Basta del CRIF y de su chusma.»
https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgp-t6wcAeBwsqhr-XMIO0VaFeaNnyWdugTIHUidnovwUqqsf9KN_GHAewsMau4iUjhwp6TuJuEffoUURrNpQBvILwcOw2nD5P67S27ITBzdDq4LpCL_pMAw9Fb4UOgtJ2mJ-BUTLX6J98X/s1600/DSC0129-e1369951041201.jpg


 En resumen, es contra la banda de Roger Cukiermann que la tengo hoy. Estas personas dicen que son nada menos que el “Consejo Representativo de las Instituciones Judías en Francia”.
Veamos un poco cuáles son estas « instituciones»:

N° 148 - Les 1%

On peut le dire à la Cicéron : « Quousque tandem abutere, Cukiermanne, patientia nostra? »
On peut le dire à la La Fontaine : « Un sigle qui répand la terreur, Sigle que l’enfer en sa fureur Inventa pour punir les crimes du PS, Le CRIF [puisqu'il faut l'appeler par son nom] Capable d'enrichir en un jour la Leumi Bank, Faisait aux Français la guerre. »

On peut le dire à la Che Guevara : « Cette grande humanité a dit Basta ! Basta du CRIF et de sa racaille ».
https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgp-t6wcAeBwsqhr-XMIO0VaFeaNnyWdugTIHUidnovwUqqsf9KN_GHAewsMau4iUjhwp6TuJuEffoUURrNpQBvILwcOw2nD5P67S27ITBzdDq4LpCL_pMAw9Fb4UOgtJ2mJ-BUTLX6J98X/s1600/DSC0129-e1369951041201.jpg
Bref, c’est après la bande à Cukiermann que j’en ai aujourd’hui. Ces gens-là se disent rien moins que le « Conseil représentatif des institutions juives de France »
 Voyons un peu quelles sont ces « institutions » :
A
B

lundi 1 octobre 2007

N°48 - Si DSK est socialiste, moi, je suis papiste !

J'allais vous entretenir de mon socialiste préféré de la semaine : DSK (la semaine dernière, c'était BK). Je m'apprêtais donc à décocher mes coups de dent contre l'ancien maire de Sarcelles quand j'ai reçu un papier tout prêt de l'ami René Naba, qui avait déjà fait le travail. Je lui cède donc volontiers la place pour vous conter les vilenies de ce monsieur.
Puisque DSK est socialiste, c'est décidé, je deviens papiste, et même ratzingérien intégral. En vertu de quoi, je vous annonce que, désormais, mes chroniques paraîtront chaque dies martii, autrement dit mardi. En effet, je n'ai pu résister au cri du coeur lancé par mon nouveau gourou, Benedictus Sextus Decimus alias Joseph Alois Ratzinger alias Benoît XVI, lors de son récent voyage-pélerinage à Vienne. Dans l'ancienne capitale impériale, il a déploré que le dimanche ait perdu tout contenu religieux ou spirituel et soit devenu une journée uniquement associée au loisir. Étant devenu un ratzingérien de stricte obédience, je n'aurai donc plus le temps de rédiger mes chroniques le jour du Seigneur pour qu'elles paraissent lundi dès l'aube, puisque je serai pris par mes oraisons de mâtines jusqu'à vêpres et même jusqu'à complies. Mais lisez plutôt.

Dominique Strauss Kahn dans le texte
par René Naba
Paris le, 30 septembre 2007


M. Dominique Strauss Khan, élu le 28 septembre 2007, Directeur Général du Fonds Monétaire international, réserve sa première visite officielle au Président Nicolas Sarkozy, le nouveau parrain international de l’ancien responsable socialiste, qui le recevra lundi 1er octobre à l’Elysée.
Retour sur le parcours de ce dirigeant socialiste propulsé sur la scène internationale par le plus à droite des Présidents Français.

Avant l’heure, Dominique Strauss-Khan, le nouveau Directeur Général du Fonds Monétaire International, se prononce en faveur d’une attaque contre l’Iran et regrette que les Américains se soient trompés de cible préférant attaquer l’Irak au lieu de l’Iran. Il considère que le Liban est l’«agresseur» dans la dernière guerre d’Israël contre le Liban, en juillet 2006, et que la «fameuse politique arabe de la France» est une «supercherie du Quai d’Orsay».
Ancien ministre des Finances et de l’Economie, ancien candidat à la présidence de la République, le socialiste préféré des Français pour succéder à François Hollande au poste de premier secrétaire du parti socialiste français, Dominique Strauss Khan, de son vrai prénom Gaston, paraît plus proche des néo-conservateurs américains que les ténors de la droite française. C’est d’ailleurs là son point de convergence avec son nouveau parrain international le plus à droite des Présidents français Nicolas Sarkozy, l’artisan de la mutation post-gaulliste de la Droite française et de son ralliement aux thèses atlantistes.

I- DSK dans le texte. Un belliciste impénitent: A vous de juger
La Revue «Le Meilleur des Mondes » a organisé à l’occasion de la dernière campagne présidentielle française (Mai 2007) une interview croisée entre Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur à l’époque, et, Dominique Strauss Khan, candidat à la candidature socialiste. La revue passe pour être un relais des thèses de la Foundation for the Defense of Democracies, porte-voix des néoconservateurs en France. Le numéro en question est paru aux Éditions Denoël, Automne 2006.Dominique Strauss-Kahn est interviewé par Elie Cohen, Myriam Encaoua, Gérard Grunberg, Michel Laval et Michel Taubman. Il parle longuement du Liban et de l’Iran, de l’Union européenne, de sa vision de l’économie française.Voici les principaux passages de l’interview de M. Dominique Strauss-Khan, député de la circonscription populeuse de Sarcelles mais résident du quartier chic de Neuilly:
Iran: « On mesure que les Américains se sont trompés de cible: la menace ne venait pas de l’Irak, mais de son voisin perse».«La politique qui est aujourd’hui conduite en Iran sous la houlette d’Ahmadinejad comporte de nombreuses expressions du totalitarisme qui, en tant que telles, doivent être combattues. À ce propos, c’est pour moi une grave erreur d’avoir prétendu, comme l’ont fait Jacques Chirac et son ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, que l’Iran jouait « un rôle stabilisateur » dans la région. Cela entraîne une confusion sur la nature réelle de ce qu’est le régime iranien actuel. Cela revient à envoyer un message erroné à un pays qui use largement de sa capacité de nuisance on le voit au Liban via le Hezbollah, en Irak ou avec le chantage nucléaire qu’il cherche à exercer. » . «On mesure que les Américains se sont trompés de cible: la menace ne venait pas de l’Irak, mais de son voisin perse».
NDLR-RN: Dominique Strauss Khan se trouve sur ce point sur la même longueur d’onde que Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, nouveau voltigeur de pointe de la diplomatie atlantiste du nouveau gouvernement français, passé de «Médecins sans Frontières» à «Va-t-en guerre sans Frontières», sur la même longueur d’onde que Nicolas Sarkozy, le digne successeur de Tony Blair, l’ancien «caniche britannique» du président George Bush. M. Sarkozy qui a adopté la même terminologie que les dirigeants israéliens désignant Gaza sous le vocable de «Hamastan», n’a pas exclu lors de son intervention devant la conférence des ambassadeurs de France, fin Août 2007, de recourir à des sanctions unilatérales même en dehors cadre de l’ONU, résumant la position française en une formule: «la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran». Formule maladroite, rudimentairement démagogique, s’il en est, car dans l’hypothèse de la mise au point d’une bombe iranienne les pays occidentaux devraient réfléchir par deux fois avant de se lancer dans une aventure nucléaire, dont les principales victimes par ricochet, seraient, d’abord, leurs alliés pétromonarchiques du Golfe, ainsi que le ravitaillement énergétique des pays industrialisés économies.
Depuis l’avènement de la Révolution Islamique, en 1979, la France s’est trouvée en position de «co-bélligérance» face à l’Iran par son soutien massif à l’Irak du temps de Saddam Hussein. Sous la présidence Sarkozy, elle se retrouve de nouveau en pointe contre l’Iran dans le dossier nucléaire. La permanence d’une attitude hostile lui avait valu dans le passé de subir les effets des dommages collatéraux, avec l’attentat contre le quartier général français à Beyrouth (59 morts), en 1983, la prise d’otages Français au Liban (1984-1986) et des attentats à Paris même (1986-1988)M. Strauss Khan ne déplore pas le bellicisme américain, juste l’erreur de ciblage de l’Irak plutôt que de l’Iran.
M. Kouchner, lui, était partisan de la manière forte pour évincer Saddam Hussein. Il a récupéré à son profit la position du précédent gouvernement Chirac-Villepin, se flattant, au-delà de toute indécence, lors de sa visite à Bagdad, fin juillet, de l’opposition de la France à l’intervention américaine en Irak. Une position qu’il avait vigoureusement combattu en son temps avec ses amis modernisateurs, les «Sarkozystes de gauche», Romain Goupil, André Glucksman, et la cohorte des transfuges de la gauche, qui ont substitué la lutte des places à la lutte des classes. Le voilà de nouveau en pointe contre l’Iran.La prochaine fois, les deux compères, MM. Strauss Khan et Kouchner, regretteront que l’Amérique se soit une nouvelle fois trompée de cible, attaquant l’Iran plutôt que la Syrie et ainsi de suite …jusqu’à la prochaine proie de l’Amérique.
Liban: «Le Hezbollah n’est pas seulement une organisation terroriste (..) Mais c’est aussi une organisation terroriste dont on attend le désarmement par le Liban (..) Si le Hezbollah est une composante du gouvernement libanais, le conflit auquel nous venons d’assister, et auquel nous pouvons encore assister demain, devient alors un conflit traditionnel entre deux États. Dans ce cas, il n’y a plus de fondements aux réticences que l’on a pu avoir par rapport aux réactions israéliennes. Nous avions un agresseur qui venait du Nord (le Liban), et qui a illégalement agressé un pays (Israël) se trouvant au sud de sa frontière. Si cet agresseur constitue une partie de l’État libanais, c’est alors le Liban qui attaque Israël. Je ne crois évidemment pas que l’on puisse retenir cette interprétation. Il s’agit donc bien d’une organisation terroriste et il faut que les Libanais désarment le Hezbollah»
NDLR-RN: M. Strauss-Khan tout comme Nicolas Sarkozy considère que le Hezbollah est un mouvement « terroriste ». Avant de procéder à un rétropédalage, le nouveau président français l’avait d’ailleurs assuré, en juillet dernier, en recevant la famille des soldats israéliens capturés par les Palestiniens et Libanais, en juin 2006.M. Strauss Khan considère en outre que le petit Liban est « l’agresseur» d’Israël, la première puissance militaire régionale, de la même manière que George Bush et Condoleeza Rice. Il passe sous silence les violations répétées de l’espace aérien libanais par Israël, le refus de communiquer les cartes des zones de minage aménagées durant leur occupation de la zone par les Israéliens pour entraver tout retour à la vie normale dans le sud du Liban, la persistance de l’occupation des fermes de Chebaa, le maintien en détention sans jugement de plusieurs centaines de prisonniers libanais et arabes ainsi que les violations au Droit Humanitaire International commises d’une façon répétée par Israël en faisant usage de projectiles prohibés par les lois de la guerre et en sabordant les stations de ravitaillement électriques du littoral libanais, entraînant une grosse pollution marine.Il passe aussi sous silence que le Hezbollah est la principale formation politico-militaire due la principale communauté religieuse libanaise, pour la réduire à une simple organisation terroriste, sans doute en raison des revers qu’il a infligés à Israël.
Politique arabe de la France: «La fameuse politique arabe de la France. C’est une supercherie que le Quai d’Orsay réussit à vendre depuis des décennies à l’ensemble de la classe politique ! Elle nous permet de croire que nous sommes ainsi à l’abri de toute menace terroriste (…) cela me paraît tout à fait absurde ».
NDLR-RN: Nous souscrivons d’autant plus aisément au constat de DSK que la politique arabe de la France a été une véritable «supercherie»………. envers les Arabes, puisqu’elle consiste à permettre à un soldat israélien de faire le coup de feu contre les Palestiniens, un peuple ami de la France, tout en se prévalant de la protection diplomatique de la nationalité française lors de sa capture (Gilad Shalit), à permettre à un citoyen français de faire son service militaire dans les rangs de l’armée israélienne tout en se présentant à la députation à Paris et à postuler aux fonctions de poste de conseiller du ministre de l’Intérieur (Arno Klarsfelf).Il est absolument malsain et absolument contreproductif pour la cohésion nationale de laisser se développer des contrevérités au sein de l’opinion française. DSK est l’émule en la matière de Philippe Val, directeur du journal satirique «Charlie Hebdo», qui considérait que la politique arabe de la France est à l’origine de l’antisémitisme français.
Rejeter sur l’étranger, en l’occurrence l’Arabe, les turpitudes inhérentes à la France, faire de l’Arabe le bouc émissaire à tous les maux de la société française, est un artifice de démagogie, un argument commode de populisme électoraliste. C’est oublier que l’Affaire Dreyfus a éclaté cinquante ans avant l’arrivée des premiers arabes en France, que de surcroît «Le commissariat aux questions juives» du régime de Vichy avait été précédé du « Bureau des affaires nord africaines», dans l’entre deux guerres, sans que cela n’entraîne la moindre réaction.De par ses responsabilités M. Strauss Khan se doit de ne pas développer une vision hémiplégique de la politique de son pays, notamment des socialistes français.«La politique arabe de la France» a surtout consisté pour les pays arabes de voler au secours de la France, à deux reprises, au cours du XXme siècle, pour l’aider à vaincre ses ennemis et à conserver sa liberté, notamment en 1939-1945, en l’aidant à se débarrasser du joug nazi dont une fraction importante de la communauté nationale de confession juive en a lourdement pâti.Pour prix de la contribution arabe à sa liberté, la France a amputé la Syrie du district d’Alexandrette pour le céder à la Turquie, son ennemi de la Première Guerre Mondiale (1914-1918), et carbonisé au napalm les Habitants de Sétif (1945), après la deuxième Guerre Mondiale (1939-1945) fournissant dans la foulée à Israël la technologie nucléaire du centre de Dimona (Neguev).La politique arabe de la France a consisté aussi dans la connivence de la France, dirigée alors par le socialiste Guy Mollet, avec Israël, dirigée à l’époque par leur cousin socialiste, le travailliste David Ben Gourion, et le Royaume Uni, dans une expédition punitive contre l’Egypte, en 1956, pour punir Gamal Abdel Nasser d’avoir osé récupéré sa seule richesse nationale, le Canal de Suez.La carbonisation de Sétif a été le fait du pouvoir gaulliste, la nucléarisation d’Israël et l’expédition punitive de Suez, le fait du pouvoir socialiste, preuve irréfutable d’un consensus bipartisan français à l’égard des pays arabes.Voilà qui est bien ingrat de galvauder ainsi une politique de la part d’une personne qui bénéficie de surcroît de l’hospitalité d’un pays arabe pour ses vacances estivales, en l’occurrence le Maroc, et qui a courtisé assidûment le «vote beur» aux dernières élections législatives de juin 2007 en vue de s’épargner une déconvenue électorale…et qui sollicite désormais le vote des grands électeurs arabes -L’Arabie saoudite et l’Egypte- pour sa nomination à la direction du Fonds Monétaire International. Depuis son Algérie natale, les habitants de Sétif peuvent témoigner que la politique arabe de la France, du moins telle qu’ils l’ont vécu dans leur chair, n‘était pas une supercherie.Question de savoir vivre, DSK fait preuve là d’un manque d’élégance lorsque l’on songe que le Quai d’Orsay a mis à sa disposition toute son infrastructure diplomatique pour propulser sa candidature à la direction du FMI.
Sur ce point, Dominique Strauss Khan est un bémol au dessous du CRIF dont le président de l’époque Roger Cukiermann, n’avait pas hésité à téléphoner à Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée pour lui signifier son opposition à la nomination d’un «arabe» au Quai d’Orsay, en l’occurrence une personnalité respectée de la diplomatie française, Hubert Vedrine, ancien ministre socialiste des Affaires étrangères et ancien secrétaire général de l’Elysée sous la présidence de François Mitterrand.
A propos du projet économique du Parti socialiste, DSK laisse entendre qu’il s’est affranchi du programme socialiste, reprenant à son compte la désastreuse formule de Lionel Jospin lors de la campagne présidentielle de 2002: «Ceci n’est pas un programme socialiste».
En réponse à Elie Cohen, un économiste réputé pour son néo-libéralisme, DSK s’engage tacitement à ne pas respecter les engagements de son parti: «Je n’endosse pas [les erreurs de diagnostics économiques du projet socialiste] puisque je [les] dénonce et j’ai passé mon temps à [les] dénoncer publiquement ! (…) Mais, si mettre toutes [les propositions économiques] bout à bout constitue une ressource utile, cette « bibliothèque » ne constitue pas à elle seule une politique. Il incombera donc au président de la République de fixer ses priorités. Libre à lui d’ajouter ou d’ajourner telle ou telle mesure selon son appréciation de la situation économique française».
Enfin le bouquet final intervient à propos d’Israël:"Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l'ensemble de mes actions, j'essaie d'apporter ma modeste pierre à la construction d'Israël».
Déclaration sur «Europe 1», en 1991, reprise par le Magazine «La vie en France », le 11 avril 2002 sous le titre «Trop Proche-Orient».
NDLR-RN: Il n’aurait pas été mauvais que Dominique Strauss Khan apporte aussi chaque jour sa modeste pierre à la construction de la France et à l’éveil politique de ses concitoyens, pas uniquement de ses coreligionnaires. Nous pensions naïvement que le combat politique relève d’un engagement civique. DSK nous éclaire sur le sens de son engagement dont la finalité ultime est le lobbying pro-israélien. Quelle horrible perspective à l’idée de savoir que la communautarisation de la vie publique en France est également imputable, rétrospectivement, au Parti Socialiste, qui passait portant pour être le parangon de la laïcité citoyenne.A la tête du FMI, pour reprendre son expression, cherchera-t-il à apporter sa modeste pierre à la construction d’Israël, à lui ouvrir largement des lignes de crédit pour lui permettre d’absorber définitivement la Palestine, de parachever l’édification du «Mur de séparation», déclaré pourtant illégal par la cour de Justice internationale ?
Voici dans son intégralité l’article paru le 11 avril 2002 dans Le Magazine « la Vie en France »
DSK DANS LE MAGAZINE "LA VIE"
Trop Proche-Orient
«Pour une fois unanimes, tous les politiques hexagonaux, chefs de parti et candidats confondus, mettent en garde contre le risque de "transposer en France le conflit du Proche-Orient". Un appel nécessaire, à un moment où des franges entières de la communauté nationale épousent les passions et les positions, qui des Israéliens, qui des Palestiniens.
À cet égard, les manifestations du week-end dernier ont montré à la fois le caractère pacifique de la majorité des sympathisants de l'un ou l'autre camp, et la violence, sinon le fanatisme, de certains groupuscules arabes et juifs.
Notre classe politique a raison de s'émouvoir, mais elle est loin d'être innocente en la matière: La pêche aux voix en terrain confessionnel est un sport national fort ancien.
Depuis des lustres, aucun candidat à la présidence n'a manqué le pèlerinage en Israël; aucun n'a manqué de se recueillir, kippa sur la tête, au pied du Mur des Lamentations. Aujourd'hui, on commence à faire étape à Alger. En attendant d'honorer Bamako ou Ankara. Et chaque visiteur d'y aller de sa petite phrase attestant son "amitié indéfectible" pour l'État juif.
À la veille des élections européennes de mars 1986, Lionel Jospin, alors secrétaire général du parti socialiste, déclarait froidement, à propos du transfert de la capitale d'Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, une démarche pourtant contraire au Droit International: "En tant qu'individu, en tant qu'amoureux de la beauté et de l'Histoire, je préférerais de beaucoup que la capitale soit à Jérusalem plutôt qu'à Tel-Aviv."
Il est vrai qu'à l'époque le Likoud, au pouvoir en Israël depuis 1977, cherchait à structurer une communauté juive jugée trop assimilée. "Structurer", cela passait par l'affirmation de la "centralité" d'Israël par rapport à la diaspora.
D'où une conjonction entre le souci de la communauté de ménager l'appui de la France à Israël et le besoin de tel ou tel candidat d'un renfort de voix qui a fini par devenir une composante permanente de la vie politique nationale. On mesure l'évolution quand, début 1991, Dominique Strauss-Kahn affirme publiquement: "Je considère que tout juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l'ensemble de mes actions, j'essaie d'apporter ma modeste pierre à la construction d'Israël."
On conçoit que pareil discours puisse générer un contre-communautarisme, musulman, cette fois, au détriment de la cohésion nationale.
Tentation d'autant plus forte que les grands partis (mis à part le PC, les Verts et... le FN) n'arrivent toujours pas à surmonter leurs blocages culturels pour s'ouvrir aux Français originaires du Maghreb, qui représentent pourtant près de 10% de la population. "Je refuse le communautarisme", vient toutefois de lancer Lionel Jospin. Le Premier ministre candidat ajoute: "Je ne jouerai jamais les passions les unes contre les autres».Espérons que sa déclaration n'engagera pas que lui seul... Il y va non seulement de la paix intérieure, mais aussi de la position diplomatique de la France, qui reste un acteur de poids au Proche-Orient.
Or, un gouvernement français qui craindrait de mécontenter telle ou telle fraction de la population se retrouverait bien vite paralysé. Ce qui ferait le bonheur d'un Sharon ou d'un Saddam.
Signé S.Z.

II- Le négligent de la cassette Mery
L’homme qui, à la tête du FMI, doit symboliser l’orthodoxie financière et faire preuve de rigueur dans sa gestion, est, de surcroît, un négligent incorrigible, à en juger par ses aveux lors de l’Affaire de la cassette Mery, du nom du collecteur de fonds du RPR Jean Claude Mery, qui avait consigné, sur une cassette, son témoignage posthume relatif aux trafics des marchés de travaux publics d’Ile de France (1975-1995), notamment les commissions prélevées par le parti gaulliste RPR pour autoriser l’attribution des marchés aux entreprises dociles.
Une copie de la cassette Mery avait été remise à Dominique Strauss Khan, à l’époque ministre des Finances, par un avocat fiscaliste Me Alain Belot, défenseur du couturier de Karl Lagerfeld, alors en contentieux fiscal avec le ministère des Finances. Sommé de remettre la cassette à la justice, M. Strauss Khan avait déclaré l’avoir égaré pour se soustraire à l’accusation d’entrave à la justice. Selon l’hebdomadaire satirique «Le Canard Enchaîné», en échange de la remise de la cassette à M. Strauss Khan, le couturier Lagerfeld avait obtenu une remise de pénalités de l’ordre de cinquante millions de francs. «Le précédent gouvernement (de M. Alain Juppé) y était allé de sa fleur fiscale» assure également «Le Canard enchaîné» dans son édition du mercredi 19 septembre 2007 (cf tu parles Karl, page 5
Karl Lagerfeld, un chiraquien pur sucre, a ainsi obtenu une remise fiscale consistante d’un gouvernement socialiste sans que la gauche n’en titre profit ni politiquement, ni électoralement du fait de la négligence supposée de Dominique Strauss Khan.Les révélations de la cassette auraient pu impliquer directement le Président de l’époque Jacques Chirac et perturber le déroulement des élections présidentielles de 2002, qui ont vu l’élimination du candidat socialiste le premier ministre Lionel Jospin, au bénéfice du candidat de l’extrême droite Jean Marie le Pen, au 2me tour de la consultation.Jospin élu, gageons que DSK avait toutes ses chances pour être son premier ministre. Mais cette négligence lui a été fatale, à lui, et à la gauche, ouvrant la voie à un long règne de la droite, à une longue cure d’opposition des Socialistes pour déboucher finalement sur la course aux honneurs illustrée par le nombre impressionnant de transfuges socialistes qui ont renié leurs convictions pour un strapontin gouvernemental sous la présidence Sarkozy.

III- DSK au quotidien
Au quotidien, le comportement est plus choquant si l’on se réfère au Blog de Jean Quatremer, journaliste du quotidien français «Libération» accrédité auprès des institutions européennes à Bruxelles.
M. Quatremer exprime la crainte que DSK ne se laisse aller à ses penchants naturels vers la gente féminine et ne place la France et lui-même dans une inconfortable position, les éclaboussant d’un scandale comparable à celui qui a abrégé la carrière internationale de Paul Wolfowitz, l’ancien dirigeant de la Banque Mondiale, contraint à la démission pour avoir favorisé la carrière de son amie de cœur.
«Personne ne peut soutenir que M. Strauss-Khan est le candidat le plus qualifié au Monde de par son expérience, son intelligence et sa formation (...)Il est le mauvais candidat, choisi de la mauvaise façon. (...)Seuls ceux qui veulent que le Fonds ne soit plus légitime peuvent applaudir» la candidature de DSK, soutenait le journal britannique «Financial Times» il y a exactement un mois le 28 Août 2007.
Tout le monde s’en était rendu compte de cette évidence, sauf en France.
_Pour en savoir plus sur la manipulation de l’opinion et l’OPA tentée par Israël sur la communauté juive de France, voir à ce propos:
-«Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine» de John Mearsheimer et S.Valt –Editions La Découverte- septembre 2007
-«Une haine imaginaire? essai sur le nouvel antisémitisme en France» de Guillaume Weil Raynal –Editions Armand Collin-2006.
-«Les nouveaux désinformateurs» de Guillaume Weil Raynal-Editions Armand Collon-2007
Pour aller plus loin avec DSK au quotidien, se référer à Médiatiques DSK et la tradition anglo-saxonne (Par Daniel Schneidermann)Le journal Libération du vendredi 13 juillet 2007
Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à mardi prochain !
...et commencez à apprendre le latin, car je vais bientôt changer de langue...

lundi 19 février 2007

N° 25 – « Tous ensemble, tous ensemble »…contre l’Iran

Nicole Borvo Cohen-Séat à la Mutualité le 13 février 2007


« Aujourd’hui un nouvel Hitler est né : Il s’appelle Ahmadinejad . Au mémorial de la Shoah, on peut voir et entendre Goebbels, Ribbentrop et Hitler exprimer la même haine, les mêmes fantasmes, les mêmes calomnies que Ahmadinejad à Téhéran.
Hier c’était les juifs. Aujourd’hui c’est Israël qu’on veut anéantir. Au nom du Dieu commun aux religions monothéistes, Voilà un pays, l’Iran, qui n’a aucune frontière commune avec l’Etat d’Israël, et qui clame sa volonté de supprimer un autre État reconnu par l’ONU.
Au nom du même Dieu commun, Voilà un pays qui, au mépris de la mémoire meurtrie du peuple juif et de la vérité historique, organise un symposium négationniste mondial à Téhéran! J’ai rencontré des déportés qui pleuraient à la nouvelle de cette conférence.
Quand je dis que Ahmadinejad c’est le nouvel Hitler, on me dit : « vous exagérez, il a été élu démocratiquement ». Mais Hitler aussi. On me dit que Ahmadinejad est un clown, un guignol qui ne tiendra pas longtemps. Mais on disait la même chose pour Hitler dans les années trente.
En revanche, il y a une vraie différence entre les deux : Ahmadinejad est à 24 ou 36 mois de se doter de l’arme atomique. »

Ces phrases ont été prononcées le 13 février au palais de la Mutualité à Paris, par Roger Cukierman, président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), lors d’un meeting « Contre le négationnisme et la menace du nucléaire iranien ».

Ce meeting s’inscrivait dans une machine de guerre de désinformation lancée depuis plusieurs mois par Israël et relayée aux USA par les principales organisations du lobby israélien. L’objectif de cette campagne est simple : préprarer l’opinion à une guerre contre l’Iran. Le moyen choisi est de tenter d’obtenir le soutien des deux grands partis US, les républicains comme les démocrates, à ce projet de guerre.

La version française de cette campagne a donc connu son temps fort le 13 février, avec le meeting de la Mutualité, précédé d’une manifestation au Mémorial du Martyr juif inconnu, rue Geoffroy l'Asnier.

Les orateurs au meeting étaient, outre Roger Cukierman :

- Christian Poncelet, Président du Sénat,
- Bertrand Delanoë, Maire de Paris
- François Léotard, ancien ministre
- Rudy Salles, Député des Alpes-Maritimes et Président du groupe amitié France-Israël à l’Assemblée nationale, qui représentait François Bayrou, candidat de l’UDF à l’élection présidentielle
- Pierre Lelouche, Député et Conseiller de Paris qui représentait Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP à l’élection présidentielle
- Nicole Borvo Cohen-Séat, Sénatrice et Conseillère de Paris, qui représentait Marie-Georges Buffet, candidate du PCF à l’élection présidentielle
- Corinne Lepage, Présidente de Cap 21 et candidate à l’élection présidentielle
- Jean-Louis Bianco, Député des Alpes de Haute Provence et Codirecteur de campagne de Ségolène Royal, candidate du PS à l’élection présidentielle, qu'il représentait.

Tous les orateurs ont brodé sur le même thème : Ahmadinejad menace Israël, l’Occident, la démocratie, la planète, bref il est le Grand Satan Absolu, le "nouvel Hitler".

"Ahurissant"

Cet événement n’a suscité qu’UNE SEULE protestation, celle des sections du PCF de Douai (Nord) et de Paris XVème :
« Dans son édition datée des 11 et 12 février « Le Monde » publie une publicité du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) appelant à un « meeting » à Paris, à la Mutualité le 13 février « contre la menace iranienne ».
L'Iran est présenté dans cet appel comme « un danger mortel pour la paix dans le monde » dans la mesure où : Il défierait « le concert des Nations Unies par un programme nucléaire militaire » Il a organisé « une conférence négationniste internationale » Il multiplie « les appels à rayer Israël de la carte » Il est indiqué dans cette publicité « qu'ont donné leur accord de principe pour prendre la parole à ce meeting », entres autres : François BAYROU, Bertrand DELANOE, Ségolène ROYAL, Nicolas SARKOZY, ... et Nicole BORVO. Que l'on retrouve dans une telle aventure celui qui, dans son discours de Toulon il y a quelques jours, s'est placé à l'ombre de Le PEN après s'être placé sous celle de BUSH à l'automne dernier, ne surprendra personne. On connaît la ligne atlantiste de l'UDF. Que le maire de Paris, comme la candidate socialiste, soient présents ne surprendra pas beaucoup plus : les déclarations de Mme ROYAL sur l'Iran, qui vont bien au delà des résolutions de l'ONU, sont connues, de même que la mansuétude dont elle fait preuve, comme DELANOE, à l'égard du mur de l'apartheid en Palestine, pourtant condamné par plusieurs résolutions internationales.
Mais que la sénatrice de Paris, dirigeante nationale du PCF, participe à une entreprise dont les responsables n'ont que mépris pour le droit international et les résolutions de l'ONU, et notamment le droit du peuple palestinien à un Etat, est proprement ahurissant. Antisémitisme et révisionnisme sont intolérables, et doivent être combattus. Mais après la guerre menée par Israël contre le Liban et la Palestine l'été dernier, après la décision du président américain de poursuivre et renforcer la guerre contre le peuple irakien avec 21500 soldats supplémentaires, après les menaces de frappes américaines et israéliennes sur l'Iran une telle présence à la Mutualité, le 13 février, ne peut être qu'un encouragement aux agressions américaines et israéliennes au Moyen Orient. C'est d'autant plus inacceptable que le peuple américain vient de montrer massivement, il y a deux semaines, sa mobilisation contre la guerre et la politique de Bush. Non, les responsables du PCF n'ont pas à se transformer en supplétifs des USA et d'Israël. Ils ont tout au contraire à faire naître en France une mobilisation de masse, y compris par des manifestations unitaires, pour la paix et la reconnaissance des droits du peuple palestinien, comme pour le droit à la liberté et à l'indépendance nationale des peuples du Moyen-Orient. »
Je n’ai noté aucune réaction dans les rangs du PS, de l’UMP et de l’UDF. Qui ne dit mot consent. Les principaux partis politiques français se sont donc rangés sans broncher sous le drapeau des va-t-en guerre de Tel Aviv et Washington. Pauvre France !

Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !