Affichage des articles dont le libellé est Sarköland. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sarköland. Afficher tous les articles

lundi 25 juin 2007

N°42 – La Brigade Arc-en-ciel des Amazones du Nouvel Attila


Le gouvernement Fillon II, formé le 19 juin, au lendemain des élections législatives, comprend quatre super-nanas qui gagnent à être connues, une ministre et trois secrétaires d’État. Ces quatre jeunes femmes – l’Algéro-marocaine, la Française à l’ancêtre polonais, la Kabylo-auvergnate et la Sénégalaise, constituent en quelque sorte la Brigade Arc-en-ciel des Amazones du Nouvel Attila. Là où elles passeront, l’herbe risque de repousser, mais génétiquement modifiée. Je commence donc par vous présenter ces quatre Cavalières de l'Apocalypse, avec l’aide de wikipédia, l’encycloplédie en ligne. J'aurai l'occasion de revenir sur ces dames dont les faits et gestes seront très surveillés.

Rachida Dati, 42 ans, Garde des Sceaux, ministre de la Justice
Née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy en Saône-et-Loire, Bourgogne, elle a été porte-parole du candidat de l'UMP à l'élection présidentielle française de 2007
Fille d'un maçon marocain et d'une mère algérienne, deuxième d'une famille de douze enfants (huit filles et quatre garçons), elle passe son enfance à Chalon-sur-Saône, dans le quartier des Prés-Saint-Jean. Sa scolarité se déroule dans une école privée catholique puis au lycée public Mathias.
Pour financer ses études, étant issue d'une famille modeste, Rachida Dati effectue plusieurs petits boulots, notamment comme vendeuse au porte-à-porte ou aide-soignante. Elle suit un parcours universitaire pour obtenir une maîtrise de sciences économiques et une autre en droit public, un MBA (financé par Matra, avec l'appui de Jean-Luc Lagardère).
En 1987, elle devient chargée d’étude auprès de la direction comptabilité-finance du groupe Elf Aquitaine grâce à Albin Chalandon, tout en poursuivant des études supérieures en sciences économiques et gestion des entreprises. Après une rencontre avec Jean-Luc Lagardère en 1990, elle entre à la direction de l'audit de Matra communication, puis en 1993 passe un an à Londres, auprès de Jacques Attali à la BERD[5], toujours dans l'audit. En 1994, elle est contrôleuse de gestion et secrétaire générale du bureau d'études sur le développement urbain à la Lyonnaise des eaux, puis de 1995 à 1997 conseillère technique à la direction juridique du ministère de l'Éducation nationale.
Sur les conseils de Simone Veil, elle entre à l'école nationale de la magistrature, admise sur titre (art.18-1 et 18-2 du statut de la magistrature) sans passer le concours d'entrée, où elle étudie de 1997 à 1999. Elle est auditrice de justice au tribunal de grande instance de Bobigny puis occupe le siège de juge commissaire aux procédures collectives au tribunal de grande instance de Péronne et enfin est nommée substitut du procureur au tribunal d'Évry.
En septembre 2003, elle devient conseillère de Nicolas Sarkozy, pour qui elle travaille sur le projet de loi sur la « prévention de la délinquance », et, entre décembre 2004 et juin 2005, est directrice générale adjointe des services du conseil général des Hauts-de-Seine. Réintégrant le cabinet du ministre de l'Intérieur ensuite, elle s'inscrit à l'UMP en décembre 2006. Elle est nommée le soir du dimanche 14 janvier 2007 porte-parole de Nicolas Sarkozy, désigné le même jour candidat du parti UMP pour l'élection présidentielle française de 2007.
Après la victoire présidentielle de Nicolas Sarkozy, elle entre dans le gouvernement Fillon en tant que Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Elle est la première personnalité ayant des origines nord-africaines à diriger un ministère régalien.
Le 31 mai 2007, Jean-Marie Le Pen a déclaré souhaiter que toutes les personnes susceptibles d’avoir une nationalité étrangère en plus de la française fassent un choix entre les deux, citant le cas de la Garde des sceaux.
D'après Le Parisien/Aujourd'hui en France, Rachida Dati pourrait être invitée à porter le drapeau de l'UMP aux prochaines municipales à Chalon-sur-Saône.
Rachida Dati est membre de l'Institut Montaigne, du club Le Siècle et cofondatrice du Club XXIe Siècle.


Nathalie Kosciusko-Morizet, 34 ans, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie auprès de Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie
Nathalie est issue d'une vieille famille politique française. Descendant de la famille du patriote polonais Tadeusz Kosciusko*, elle est la fille du maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet et de Bénédicte Treuille, enseignante. Elle est également la petite-fille de Jacques Kosciusko-Morizet, résistant gaulliste de la première heure et ambassadeur de France, et l'arrière-petite-fille d'André Morizet, sénateur-maire SFIO de Boulogne-Billancourt.Par ailleurs, elle est la sœur de Pierre Kosciusko-Morizet, P.-D.G. de Priceminister.
Sa scolarité se passe au lycée de Sèvres, au lycée Daniélou de Rueil-Malmaison puis au lycée Louis-le-Grand à Paris.Polytechnicienne (promotion 1992), elle a choisi la biologie comme spécialité et est aussi ingénieur de l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF), et membre du corps des ingénieurs du génie rural, des eaux et des forêts.
Proche du Président de la République Jacques Chirac, elle a été le rapporteur de la Charte de l'environnement et de la mission d'information sur l'effet de serre. Elle s'est ainsi distinguée localement dans la défense de l'environnement (nuisances aériennes, projets d'infrastructures) et de l'emploi (Alcatel, Thales, Sanofi). Comme parlementaire, elle s'est aussi distinguée par son activisme en faveur de la défense du consommateur, notamment dans la lutte contre les frais bancaires abusifs imposés par les banques.
Membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), elle est d'abord responsable de l'environnement à la direction des études puis présidente du groupe parlementaire santé et environnement à partir de 2002. Depuis 2003, elle est secrétaire nationale chargée de l'écologie et depuis 2004, présidente de l'association Consodurable et administratrice de la Fondation Charles-de-Gaulle.
Depuis les élections régionales de mars 2004, elle est aussi conseillère régionale (UMP), pour la région Île-de-France.
Lors des élections législatives de juin 2007, elle obtient 46,97 % des voix au premier tour face à 14 autres candidats dont Olivier Thomas (25,04 %) son concurrent socialiste pour le second tour. En 2002, Pierre-André Wiltzer avait obtenu 44,09% au premier tour. Au second tour, elle est élue députée avec 56,09 % des voix face au socialiste Olivier Thomas (43,91 %)
*Andrzej Tadeusz Bonawentura Kościuszko (1746 – 1817) est un héros national polonais, lituanien et bielorusse, général et dirigeant du soulèvement de 1794 contre la Russie. Il participe à la guerre d'indépendance américaine comme colonel dans l'armée continentale aux côtés de Washington. En signe de reconnaissance de ses services, il est élevé par le Congrès au grade de général de brigade en et naturalisé citoyen des États-Unis en 1783. Une ville du Mississipi porte son nom.

Fadela Amara, 43 ans, secrétaire d'État chargée de la politique de la Ville


Présidente de l'association Ni putes ni soumises, de son vrai nom Fatiha Amara, elle est née en 1964 à Clermont-Ferrand. Elle est issue d'une famille algérienne (Petite Kabylie) de onze enfants, elle a quatre sœurs et six frères. Son père était un ouvrier en bâtiment la semaine, et il travaillait sur les marchés le week-end. Sa mère était femme au foyer.
Se destinant à des études de lettres, elle est finalement orientée vers un CAP d'employée de bureau. En 1978, à l'âge de 14 ans, Fadela Amara assiste au drame qui va changer sa vie. Son frère Malik est renversé par une voiture. Il décède quelques heures plus tard. Elle dit avoir été bouleversée par l'attitude des policiers, qui auraient défendu le chauffard sur les lieux même de l'accident.
Elle participe ainsi à la première marche civique à Clermont-Ferrand pour l’inscription des jeunes sur les listes électorales. Dès 16 ans quand la mairie de Clermont-Ferrand décide de raser entièrement son quartier, elle décide de faire du porte-à-porte pour en obtenir la réhabilitation.
Elle participe en 1983 à la marche des beurs et elle milite à SOS Racisme à partir de 1986. Elle est élue en 2000 présidente de la Fédération nationale des maisons des potes (FNMP).
En 1989 elle met en place la « Commission femmes » dont le principal objectif était de faire un état des lieux sur les femmes des quartiers et d'entendre les demandes formulées par la population vivant dans les quartiers.
Elle est ensuite élue conseillère municipale du Parti socialiste à Clermont-Ferrand en 2001, mais n'y siègera jamais.
En 2002 elle organise des états généraux à la Sorbonne qui ont réuni plus de 250 femmes et elle a rédigé une pétition qui compte près de 20 000 signataires, elle met en place un tour de France de l'association Ni putes ni soumises qui s'achèvera à Paris le 8 mars 2003.
La soeur de Sohane dénonça la récupération de la mort de sa soeur par Fadela Amara.
En 2005, elle est faite docteur honoris causa de l'Université libre de Bruxelles et en 2006 elle reçoit un Honorary Degree for French civil rights campaigner de la Manchester Metropolitan University[2].
Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

Rama Yade, 31 ans, secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme
Rama Yade (prononcer Yade et non Yadé), de son vrai nom Ramatoulaye Yade-Zimet, est née le 13 décembre 1976 à Dakar (Sénégal).
Son père est un diplomate, secrétaire particulier du président Léopold Sédar Senghor. Il la sensibilise à la politique dès son plus jeune âge. Sa mère est professeur et la famille est de religion musulmane.
Elle vit à Dakar jusqu'à l'âge de 8 ans. En 1987, la famille de Rama Yade quitte le pays pour la France où son père est envoyé en mission. La famille vit d'abord dans un quartier résidentiel de Colombes, en banlieue parisienne.
Après le départ de son père, elle est élevée par sa mère avec ses 3 frères et soeurs dans une cité modeste de Colombes dans les Hauts-de-Seine.
En 1994, elle passe son baccalauréat à Colombes (92).
Diplômée en 2000 de l'Institut d'études politiques de Paris, elle entre par concours au Sénat comme administratrice en 2002.
Après avoir travaillé pour la commission des affaires sociales du Sénat où elle a été en charge de l'emploi, de la formation professionnelle et de l'Outre-Mer, elle est détachée auprès de Jean-Pierre Elkabbach, à la Chaîne parlementaire Public Sénat, au début de l'année 2005, où elle devient directrice adjointe des programmes puis directrice de la communication.
En 2006, elle réintègre les cadres du Sénat comme administratrice au sein du service des collectivités territoriales où elle est en charge des aspects sociaux de la décentralisation.
En 2005, bien qu'issue d'une famille de gauche, elle rejoint l’UMP. Elle avoue que ce ralliement doit surtout à la personne de Nicolas Sarkozy dont elle déclare admirer le charisme et non aux valeurs traditionnelles de la droite.
Le 6 mars 2006, elle fait partie des douze femmes promues dans les instances de l'UMP où elle est nommée secrétaire nationale chargée de la francophonie.
Elle est propulsée sur la scène médiatique le 14 janvier 2007 lors du congrès d’investiture de Nicolas Sarkozy où elle s'en prend avec virulence au parti socialiste qu'elle accuse de cécité et à des élites de gauche « sans projet, sans idée, sans vision » qu'elle accuse d'avoir instauré une « République du guichet » en accordant aux enfants de l'immigration « de la pitié plutôt que le respect ».
Elle invoque souvent en référence la figure de Gaston Monnerville, l'ancien président du Sénat qui fut également un opposant emblématique à l'élection du président de la République au suffrage universel.
Durant la campagne présidentielle, elle réapparaît lors de meetings de Nicolas Sarkozy, partageant également avec Rachida Dati, les faveurs des médias.
Ses positions s'écartent parfois de la ligne officielle de l'UMP[5]. Ainsi, Yade s'est prononcée contre la constitution européenne en 2005 et ne s'est pas déclarée choquée par l’intervention américaine en Irak, estimant toutefois « le résultat pas vraiment à la hauteur des attentes ».
Elle est vice-présidente du Club XXIe siècle qui milite en faveur de la diversité et membre du club Averroès qui regroupe des professionnels pour promouvoir les "minorités actives" dans les médias français.
Son mari, Joseph Zimet, est chargé des relations avec les ONG à l’Agence française de développement, et est sympathisant socialiste. D'après Rama Yade (émission Franc Parler sur France-Inter du 18 juin 2007) son mari n'est pas formellement membre du Parti socialiste au sens « encarté ». Elle a confirmé qu'il a voté pour Mme Royal au 1er tour.
Elle vient de publier le livre Noirs de France, les Nouveaux Neg'marrons, Récit d'un rendez-vous manqué entre la République et les Afro-antillais, Calmann-Lévy, 2007 ;
Ça vous en bouche en coin, avouez-le, non ?


Proposition de tenue d’apparat pour les Amazones de Sarko-Borloo

Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !

lundi 28 mai 2007

N° 38 – Vol Air France 796 Paris-Bamako, samedi 26 mai 2007, aéroport Roissy-Charles de Gaulle, en Repüblik de Sarköland

Le samedi 26 mai 2007, le cinéaste Laurent Cantet (Ressources humaines, L'Emploi du temps) son assistant et directeur de production, Michel Dubois et leur équipe de tournage ont été témoins de scènes barbares à bord d’un vol Air France à destination de Bamako. Ils racontent :

« Samedi 26 mai. Vol AF 796 pour Bamako. Quelques minutes avant la fermeture des portes, des cris au dernier rang de l'avion. Une reconduite à la frontière classique.
Deux personnes tentent de contenir un homme d'une quarantaine d'années qui se débat violemment. On croit d'abord à une bagarre entre passagers. Certains veulent les séparer mais en sont vite dissuadés par les policiers qui se font alors connaître.
S'ensuit une scène d'une grande violence : l'un des policiers pratique un étranglement sur le passager, l'autre lui assène de grands coups de poing dans le ventre. Ses hurlements se transforment en plaintes rauques. Cette tentative de maîtrise dure dix bonnes minutes, peut-être plus, et suscite immédiatement chez les passagers un mouvement de protestation qui n'a aucun effet sur les violences en cours.
L'un des passagers filme la scène avec son téléphone, ce qui énerve un peu plus la responsable de l'opération, qui menace d'arrestation les personnes les plus proches et photographie les protestataires. Pour tenter de faire taire tout le monde, la policière explique que l'homme n'est pas un simple sans papiers, mais un repris de justice, soumis à la double peine. Cela semble à ses yeux justifier la méthode et toute la violence exercée sur lui.
Sous les huées des passagers, l'homme finit par être immobilisé et sanglé. Il perd connaissance, yeux révulsés, langue pendante, écume aux lèvres. Un mouvement de panique gagne les policiers. Ils prennent alors la décision de l'évacuer. Autour de nous, de nombreux passagers imaginent que l'homme est mort, ce qui fait encore monter d'un cran l'émotion. Des femmes pleurent, des gens convergent de tout l'appareil, rajoutant à la confusion.
C'est alors qu'une bonne dizaine d'agents de la Police des Air et des Frontière, la PAF, fait irruption dans l'appareil. Désigné par la responsable de l'opération, Michel Dubois, qui comme nous tous avait pris part aux protestations, est débarqué pour auditions. D'autres passagers, choqués par cette arrestation, sont à leur tour menacés du même sort.
A bord, on nous demande vainement de nous rasseoir, de nous calmer mais beaucoup exigent le retour de Michel Dubois. Un des policiers, visiblement dépassé par la situation, nous propose alors un marché : Michel pourrait réembarquer à condition que l'expulsé remonte lui aussi à bord. La balle était donc dans notre camp, nous serions responsable du retard de l'avion, et même de l'éventuelle annulation du vol. Michel devenait clairement une monnaie d'échange.
Cette proposition inacceptable est d'ailleurs tout de suite contredite par un policier de la PAF qui annonce la garde à vue de Michel Dubois et réitère ses menaces à l'égard des passagers qui campent sur leurs positions. Le commandant de bord finit par faire une annonce, dans laquelle il fait état de "manoeuvres" d'un individu refusant d'être reconduit dans son pays d'origine, et de manifestations d'une minorité de passagers pour expliquer l'annulation du vol.
Nulle mention des violences dont nous avions été témoin, ni de l'état de santé du passager pourtant aperçu dans une ambulance stationnée au pied de l'appareil, toujours inconscient et sous assistance respiratoire.
Nous sommes nombreux, comme Michel Dubois, à être choqués par la barbarie de la scène, par le traitement excessivement violent qui a été infligé sous nos yeux à cet homme, fut-il repris de justice, (ce dont il nous est d'ailleurs permis de douter, puisqu'afin de ne pas attirer l'attention des autres voyageurs, les policiers avaient d'abord décidé de le faire voyager sans le menotter).
Nombreux aussi à avoir la désagréable impression d'avoir été pris en otage par les autorités et profondément choqués par l'attitude du Commandant de bord d'Air France qui n'est pas intervenu pour faire cesser ces violences les tolérant même au mépris de la sécurité des passagers qu'il se soit d'assurer et en prenant la responsabilité de faire annuler le vol empêchant du même coup des centaines de personnes de faire le voyage pour lequel elles avaient acheté un billet.
Nous sommes enfin révoltés d'avoir été contraints de devenir complices des policiers en obéissant aux différentes injonctions et menaces proférées à notre encontre. Devions-nous laisser se dérouler sous nos yeux des actes d'une telle brutalité ? Pouvions-nous accepter l'arbitraire de l'arrestation de l'un d'entre nous dont le seul tort avait été de s'indigner et de parler avec les policiers pour tenter de faire cesser la violence ? Il y a là une pénalisation de la solidarité qui nous semble inadmissible et inquiétante quant à l'état de notre démocratie.
Nous ne sommes pas assez naïfs pour croire que cette scène est un cas isolé, une bavure en somme. Nous savons qu'elle se reproduit quasi quotidiennement, et nous tenons à manifester notre indignation en relatant les faits le plus exactement possible.
Michel Dubois a été relâché quelques heures plus tard, mais on l'a informé que des poursuites seraient engagées contre lui. Quant au passager malien, nous n'avons aucune nouvelle de lui, et son état de santé ainsi que le sort qui lui sera réservé dans les prochains jours nous inquiètent au plus haut point.
Des passagers du vol AF 796»

Épilogue provisoire de cette affaire, relaté par le Réseau Éducation sans frontières :
« Le Malien dont l'expulsion a été empêchée le 26 mai par l'intervention de passagers indignés des violences qu'il subissait sur le vol Air France Paris-Bamako est libre.
En effet, bien que la police l'ait particulièrement chargé en portant plainte pour trois motifs (« opposition à une mesure d'éloignement », « refus d'embarquement » et « coups et blessures contre un policier »), le Juge des libertés et de la détention du TGI de Bobigny a décidé de ne pas le traduire en comparution immédiate, de le libérer et de le convoquer en justice le 28 juin.
Une décision qui est un démenti cinglant aux rumeurs colportées aussi bien par les policiers dans l'avion que par un collaborateur du ministre tendant à le faire passer pour un dangereux délinquant.
Les conditions de brutalité particulièrement choquantes dans lesquelles s'est déroulée cette tentative d'expulsion sont aussi un démenti sans appel aux propos du nouveau ministre qui, dans ses déclarations, prétend conjuguer "fermeté et d'humanité" (« l'un ne va pas sans l'autre ») alors que dans les faits, la brutalité et elle seule préside aux expulsions.
Cette violence à l'égard des expulsés s'accompagne d'une volonté de plus en plus affirmée de réprimer tous ceux qui seraient tentés de ne pas laisser faire, de ne pas se taire, de ne pas fermer les yeux.
Cette affaire, qui a conduit à l'annulation du vol du 26 mai pour Bamako place Air France devant ses responsabilités : rien, aucune loi, aucun règlement n'oblige une compagnie aérienne, privée de surcroît à accepter des voyageurs contraints sur ses vols, menottés, parfois bâillonnés, attachés à leur siège et tabassés quand ils protestent.
Les clients de la compagnie ne prennent pas non plus des billets Air France pour être menacés par la police quand ils s'élèvent contre des scènes choquantes, et, pour certains d'entre eux, évacués de force de l'avion, molestés, placés en garde à vue et poursuivis comme le sont Kadidja et François Auguste traînés en justice et menacé de 5 ans de prison et 18 000 € d'amende pour n'avoir pas toléré les conditions inhumaines imposées aux reconduits. Les passagers d'Air France achètent des billets pour se déplacer dans des conditions normales de sécurité et de confort. Ils veulent voyager dans un avion, pas dans un fourgon cellulaire volant. »

Cette affaire n’est pas la première du genre :
« Pour mémoire, les cas précédents de répression engagée contre des militants du RESF ou des personnes ayant agi dans le cadre de ses actions.
* Michel Guérin jugé pour diffamation à l'encontre d'un préfet, sur plainte du ministre de l'Intérieur de l'époque, M. Sarkozy après avoir protesté dans un courrier contre l'expulsion du journaliste Elvis Kouanga Kazeta. Le verdict est en délibéré.
* Florimond Guimard, instituteur de Marseille, accusé de violence en réunion avec arme par destination pour avoir empêché, le 11 novembre 2006, l'expulsion d'un père algérien de 2 enfants à l'aéroport de Marignane. En réalité, il s'est contenté de suivre avec sa voiture le véhicule de police qui transportait l'expulsé. Il sera jugé le 22 octobre et risque 3 années de prison et 45 000 € d'amende.
* Kadidja, passagère du vol Paris-Bamako du 29 novembre 2006 a protesté avec d'autres contre la présence à bord d'un reconduit qu'elle pensait être Daïm, étudiant toulousain que ses camarades du RUSF et du RESF étaient venu défendre à Roissy. Elle risque 5 années de prison et 18 000 € d'amende pour entrave à la circulation d'un aéronef.
* Le 2 décembre 2006, François Auguste, vice-président de la Région Rhône-Alpes, s'adressait aux passagers d'un vol Lyon-Paris pour tenter d'empêcher l'expulsion d'une famille. Jeté à terre, molesté, placé en garde-à-vue, il est accusé d'entrave à la circulation d'un aéronef. Il sera jugé le 26 novembre à Lyon. Il risque 5 années de prison et 18 000 ? d'amende.
* Tout récemment, quatre militants du Collectif de solidarité avec les Migrants et du RESF de Méru (Oise), par ailleurs militants FSU et CGT (dont le responsable de l'UL de Méru) ont été mis en examen pour diffamation envers le maire UMP de Méru pour avoir taxé de « délation » la volonté affichée du Maire de dénoncer les prétendus 10% de mariages blancs célébrés dans un quartier de la ville. Ils seront jugés le 29 mai au TGI de Beauvais. »
Chers lecteurs, vous êtes donc avertis : désormais, quand vous prendrez l’avion dans un aéroport du territoire sarkölandais, ce sera à vos risques et périls ! Et vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous avait pas avertis !
Bonne semaine, quand même !

Que la Force de l’esprit soit avec vous !

dimanche 6 mai 2007

N° 36 – Bienvenue en Sarköland


Comme prévu, Nikola Pál Istvan Sárközy Nagybocsai a été élu 23ème président de la République française et 6ème de la 5ème République.
Sous ce descendant d’Attila, fléau de Dieu, la République française deviendra donc la première République génétiquement modifiée de l’histoire.
Le candidat Sárközy avait promis qu’il formerait un gouvernement « resserré » de 15 ministères.
Voici les 15 ministères en question :
Ministère de l'Identité génétique nationale (Intérieur, sécurité et cultes)
Ministère de la défense génétique
Ministère de l'Économie et des Finances génétiques
Ministère de l'Écologie génétique et du Développement génétique durable
Ministère des Affaires étrangères génétiques
Ministère de la Justice génétique
Ministère des Affaires génétiques sociales
Ministère de l'Éducation génétique nationale, de la jeunesse génétiquement correcte et des Sports génétiquement salutaires
Ministre de la Culture et de la Communication génétiquement correctes
Ministère de l'Emploi génétiquement utile, de la Cohésion génétique, de la Discrimination génétique positive et du Logement pour les génétiquement corrects
Ministre des Transports génétiques, de l'Équipement génétique, du Tourisme génétiquement correct et de la Mer génétiquement manipulée
Ministère de la Santé et des Solidarités génétiques
Ministère de l'Agriculture et de la Pêche génétiquement manipulées
Ministère de la Fonction publique génétiquement contrôlée
Ministère de l'Outre-mer génétiquement épurée.
Dans les premières décisions du nouveau président, il y a aura quelques changements de dénominations :
le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) deviendra le Centre national de la recherche génétique (CNRG) ;
les Renseignements généraux (RG) deviendront les Renseignements génétiques (RG).
Le nouveau Ministère de l'Identité génétique nationale aura pour tâche prioritaire d’établir le fichier génétique national de tous les habitants du pays. À terme, les documents d’identité porteront un code-barre indiquant le code génétique du détenteur. Tout personne démunie de ce code génétique sera punie d’une peine de 6 mois à 3 ans de prison ou à 30 000 € d’amende.
Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !