mardi 22 février 2011

N° 136 - El Khaïn El Akbar : Kadhafi, le Traître Suprême

 Je vous propose de lire - ou de relire - cette chronique du 11 décembre 2007, à laquelle la révolution en cours en Libye donne une actualité brûlante.

Versión española: El Khaïn El Akbar: Gaddafi, el Supremo Traidor
Le Guide suprême de la Révolution libyenne, le Génial Inventeur de la Troisième Voie, le chef du seul État clandestin du monde, le Bédouin fantasque, le Plus Grand Coureur de jupons, de boubous et de sarouals au sud de la Méditerranée, bref Mouammar Al Kadhafi, Colonel de son état, est en France depuis le dimanche 9 décembre 2007, où il est venu faire son shopping avant de poursuivre ses courses à Madrid, chez Zapatero. Une chose est déjà sûre et certaine : ce n’est pas à ce Colonel-là que Juan Carlos lancera « Et toi, pourquoi tu ne la fermes pas ? »
Le Colonel libyen est la parfaite antithèse d’un autre colonel, Hugo Chávez Frías, président de la République bolivarienne du Venezuela. Autant ce dernier est un révolutionnaire sincère, soucieux de démocratie et à l’écoute du peuple, autant le Libyen est un menteur, un lâche et, pour tout dire, un traître. On pourrait même le baptiser El Khaïn El Akbar, le Traître Suprême.
Les deux hommes n’ont en commun que le fait d’être colonels et celui d’être à a tête de pays riches en pétrole. Sur tout le reste, ils sont aussi différents que le jour et la nuit.
Chávez a fait le choix le plus difficile : celui d’instaurer un régime socialiste et populaire par la voie légale et pacifique, dans la transparence. Kadhafi, lui, a inventé l’État clandestin, sous couvert de « démocratie populaire directe ».
En Libye, personne ne sait qui fait quoi et les structures de pouvoir sont carrément clandestines, cachées derrière de fantomatiques comités populaires et autres comités révolutionnaires.
Depuis presque dix ans, Kadhafi est redevenu fréquentable pour l’Occident démocratique : pour être retiré de la liste US des États terroristes, il a reconnu la responsabilité libyenne dans l’attentat de Lockerbie ; pour normaliser ses relations avec le Royaume-Uni, il a livré les noms de tous les républicains irlandais qui s’étaient entraînés en Libye ; pour normaliser celles avec les USA, il a livré toutes les informations qu’il détenait sur les Libyens censés faire le jihad aux côtés de Ben Laden, et il a renoncé à ses « armes de destruction massive » en demandant à la Syrie de « faire de même » ; pour normaliser les relations avec l’Union européenne, il s’est transformé en gardien de camps de concentration, dans lesquels sont internés des milliers d’Africains en route vers l’Europe ; pour normaliser ses relations avec son sinistre voisin ben Ali, il lui a livré des opposants réfugiés en Libye.
On pourrait continuer ainsi longuement la liste des turpitudes du Guide libyen, devenu un vulgaire indic et garde-chiourme, étroitement mêlé au bordel qui règne au Soudan et au Tchad, impliqué de près dans les guerres civiles au Libéria, au Sierra Leone et en Côte d’Ivoire.
Le tapis rouge déployé par Sarkozy pour le Grand Client (venu faire des emplettes pour la coquette somme de 10 milliards d’Euro) a fait jaser dans les chaumières de France et de Navarre.
La Gazelle Noire du gouvernement, la belle Rama Yade, s’est fait passer un savon d’une demi-heure lundi matin par le Chef, pour ses déclarations plutôt tonitruantes contre Kadhafi. La gauche et le centre, Ségolène et Bayrou en tête, ont joué les vertus outragées et n’ont pas eu de mots assez durs contre le « dictateur » et le « tortionnaire » venu du désert. Même à l’UMP, certains ont renâclé devant le fastueux déploiement de tapis rouge. Mais le Sarko National, imperturbable, a rétorqué : « C’est facile de critiquer, depuis le Café de Flore ou le Zénith, mais qui c’est qui a libéré les infirmières bulgares, hein ? »
Et il semble bien que l’opinion des Français moyens approuve Sarko, espérant que les contrats fabuleux qu’il décroche assureront les retraites. Il faut reconnaître que le nouveau président français s’est révélé être un super-VRP : en quelques semaines, il a décroché 20 milliards de contrats en Chine, 5 milliards en Algérie et sans doute 10 milliards avec la Libye. Et qui c’est que tout cela agace ? Eh bien, c’est sa brave voisine de palier, la bonne Angela, chancelière du Siemensland, qui n’apprécie pas du tout les ventes de centrales nucléaires françaises à l’Algérie, au Maroc, à la Libye ni les projets sarkozyens d’Union méditerranéenne, qui est la « géniale réponse » trouvée par la nouvelle diplomatie française pour contrer l’avancée inexorable des USA, de la Chine, de l’Inde et même du Brésil sur le continent africain.
Quant à la gôche parisienne qui s’offusque de la réception en grandes pompes du Colonel, je la défie de citer un seul nom de prisonnier politique libyen dont elle aurait connaissance, elle qui ne s’est jamais souciée du peuple libyen.
Dans son discours à l’UNESCO, tenu devant une assemblée enthousiaste recrutée par les soins de l’ambassade libyenne à Paris, Kadhafi a tenu des propos comme d’habitude hallucinés : « Au lieu de vous préoccuper des droits de l’homme en Libye, préoccupez-vous de ceux des immigrés chez vous. Si les Français ne peuvent pas bien s’occuper des jeunes enfants d’immigrés dans leurs banlieues, nous sommes prêts à les reprendre… » J’entends encore l’immense éclat de rire qui a accueilli ces propos dans le Neuf-Trois, le Neuf-Cinq , le Neuf-Deux, le Sept-Sept et le Sept-Huit : « Il est vraiment boulma, le nelloco. Qu’est-ce qu’on irait foutre dans son désert ? »

Le Parrain du Désert :"Envoyez-moi vos émeutiers de banlieue, je saurai les mater"


Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !

...et à mardi prochain !

mardi 4 janvier 2011

N° 135 - Les délires du Petit Monsieur Moix-Moix-Moix : « la transparence est toujours fasciste », c’est le secret qui est démocratique…

« Cher Michel, tu as inventé un ton, une langue, une vision. Ceux qui te trouvent sans style n’ont pas compris que, comme le clamait Péguy, le style c’est l’homme. Tu as trouvé l’instrument, par cette langue scientifique et chargée d’humour (ceci expliquant d’ailleurs cela) la manière la plus intime de décrypter un monde qui te fait tellement souffrir que tu t’arranges, au milieu de lui, pour y être heureux comme on se suicide. Œuvre au bord du gouffre, œuvre de gouffre, profonde, haute, vertigineuse aussi. Unique. Tu es unique, oui ; et seul, par conséquent. Tout seul. Et je te quitterai, comme j’ai commencé, par une phrase de Valéry qui résume tout. « Chaque auteur contient quelque chose que je n’eusse jamais voulu écrire. Et moi-même. »
Ces phrases inoubliables adressées au Prix Goncourt Michel Houellebeurk sont d’un certain Yann Moix, dont je viens à peine de découvrir l’existence. Je ne sais rien de ce type, si ce n’est qu’il fait partie de la bande à BHL, puisque son blog est hébergé par le site web de La Règle du Jeu, la revue du bellâtre millionnaire du Boulevard Saint-Germain. Et ce Yann Moix a publié le 10 décembre un article réellement halluciné et hallucinant, que je vous propose de lire avec calme et attention. Mes commentaires figurent à la suite de l’article.

Wikileaks : la transparence est toujours fasciste
Yann Moix
http://laregledujeu.org/moix/2010/12/10/461/wikileaks-la-transparence-est-toujours-fasciste 

“Wikileaks n’appartient pas à la démocratie – mais à la dictature. A force d’étudier, d’examiner, puis finalement d’incidemment remanier, d’ajuster, de réajuster la notion de « démocratie », on en oublie presque que le concept de « dictature » évolue, lui aussi. L’affaire des dossiers diplomatiques révélés ouvre la voie d’une dictature toute neuve, d’une dictature en quelque sorte contenue dans la démocratie. D’une dictature parfaitement consubstantielle à la démocratie. Il en va de même de Facebook, soyons lucides. Le rêve qu’entretenait la Stasi, dans l’Allemagne de l’Est de jadis, ou les services secrets roumains, russes, chinois, a été parfaitement réalisé par Facebook puisque Facebook est l’endroit, le lieu, le « site » où tout le monde se livre – se livre à tous les sens du terme. Se confie, d’une part ; et d’autre part, se donne. Comme on se donne à la police. Mais la magie est là : tout le monde se livre et, pourtant, on n’a rien demandé à personne. L’Etat n’a rien demandé ; les Etats n’ont (strictement) rien exigé. Mais les gens se livrent, se donnent : révèlent sur eux leurs misérables, innombrables, infinis tas de secrets. La seule chose à laquelle les dictatures n’avaient pas pensé pour obtenir le maximum de renseignements sur les gens était donc celui-ci : la liberté. Chacun, sans y être obligé, installe sur son « mur » (ironie de l’appellation quand on se souvient du « Mur » de Berlin) des détails sur sa grossesse, ses vacances à Etretat, le goût de son œuf à la coque. La Stasi était contenue en chacun de nous, il suffisait de s’en aviser.
Nous noterons donc, immédiatement, que la démocratie n’a rien à voir, n’a rien à faire surtout, avec la transparence. La transparence est une obsession totalitaire. Elle est le paradis, l’horizon des régimes fascistes, des dictatures. Le mot de « totalitarisme » d’ailleurs, exprime parfaitement cette idée : tout est égal à tout, tout doit être su de tous, tout doit être connu tout le temps. C’est précisément l’idée que des choses (on appelle ça la vie des individus) puissent être retranchées de ce tout (et cesser d’être publiques pour devenir privées) qui rend fous les régimes autoritaires. Il ne faut pas s’étonner que le nazisme soit, dans sa dénomination, emprunt de socialisme (national-socialisme), ni même que le communisme ait été bâti sur une indifférenciation parfaite des existences. Ce qui compte, en dictature, c’est de rendre les êtres indiscernables – la masse prime sur l’individu (comme à l’armée, bien sûr). La condition même de l’indiscernabilité, c’est la transparence. Chacun étant privé de son intimité, de son goût propre, de sa liberté singulière, est génériquement assimilé à son voisin, et ce jusqu’à l’infini, par récurrence. Pour que les hommes, les citoyens, les paysans, les travailleurs, les militaires soient noyés dans cette masse, de façon totalitaire, il faut bel et bien que règne la transparence : on doit voir à travers chacun pour fabriquer la totalité. Si bien que, de la même façon que l’individu doit être transparent face à l’Etat, l’Etat lui-même accepte d’être transparent face à l’individu. Jamais Hitler, par exemple, n’a caché sa politique ; tout était dans Mein Kampf. Jamais Lénine, c’est un fait, n’a caché son programme : c’est par sa clarté et sa publicité qu’il étonne. Que le peuple ne cache rien et qu’on ne cache rien au peuple : voilà l’équation, pure et parfaite, de la dictature. Une transparence de tous les instants ; et qui se résume à l’enfer, car une vie sans mensonges, une vie sans secrets, une vie sans oblations, sans intimité, sans « privacy » comme disent les Anglais, n’est pas une vie supportable. Savoir cacher, momentanément, savoir voiler, pour le bien public, savoir traduire, pour éviter les emportements, savoir doser, c’est l’art et la fonction mêmes de la politique.
Tout cela est contenu dans les philosophies contractuelles des Lumières : la somme des volontés particulières ne forme aucunement la volonté générale. Ce qu’on appelle la volonté générale, dont hérite en démocratie celui qui représente le peuple, implique l’existence de ce tamis, de ce double langage (diplomatique, politique) : j’aliène une part de ma liberté pour que ma liberté soit possible ; autrement dit : j’accepte, pour mon bien qui est lié au bien d’une communauté nationale, de ne pas être en mesure, à titre individuel et privé, de bénéficier de toutes les ressources et informations – ce privilège, je l’ai abandonné (démocratiquement) au Président de la République et à son gouvernement. Je me cache à moi-même des choses par son intermédiaire – parce que j’ai choisi, accepté de le faire ; par ce que j’admets, tacitement, qu’il en fera meilleur usage que moi, que nous tous rassemblés. Et surtout, je suis conscient que dans cette part de secret, de voile, d’opacité, réside une valeur ajoutée (en terme de sécurité, mais aussi de démocratie) que le dévoilement, que la publicité mettraient à mal.
Wikileaks pose donc un problème grave : il rompt le contrat, celui de Rousseau, des Lumières. Il rompt le contrat social. Il est anti-démocratique parce que soudain, un homme, un organisme, un homme-organisme, décide de ne plus jouer le jeu, de quitter la farandole. Sans bénéficier des pouvoirs (ni la légitimité) de ceux qui nous dirigent mais surtout, mais essentiellement nous représentent, il se met en face d’eux, au même niveau, à la même altitude. Ce n’est pas, ce faisant, les Etats qu’il insulte, mais les peuples que ces Etats représentent ; c’est nous tous qui sommes insultés. Insultés dans notre démocratie, dans notre liberté : dans notre consentement. Dans notre refus de cette grande clarté générale proposée par ces régimes qui inventèrent les camps et les goulags.”


Mes commentaires

1.    On se demande ce qu’ont Facebook et Wikileaks en commun. Moi, je ne vois pas. S’il est vrai que Facebook permet à des gens d’étaler leur vie privée, il sert surtout, à ce que j’en sais par ma pratique quotidienne, à faire circuler rapidement des informations politiques et culturelles. Quant à WikiLeaks, il n’a pas, que je sache, révélé des secrets sur la vie privée de qui que ce soit, sauf dans les cas où il s’agit d’aspects de la vie privée de gens ayant du pouvoir qui ont un lien direct avec leur figure publique. Je pense par exemple au compte-rendu par l’ambassadeur US à Tunis Robert F. Godec d’un repas chez le néo-milliardaire Mohamed Sakher El Materi et sa femme Nesrine, fille du président-général Ben Ali. L’ambassadeur décrit la villa du couple, leur manière de vivre, de traiter leurs domestiques, le tigre qu’ils ont dans une cage, les yaourts qu’ils rapportent de Saint-Tropez à bord de leur jet privé. Pour conclure qu’on comprend que beaucoup de Tunisiens ne les aiment pas et même les détestent. La protection de la « privacy » dont se gargarise M. Moix-Moix-Moix s’arrête là où il y a suspicion d’enrichissement illicite et ce soupçon pèse très fortement sur le beau-fils de Ben Ali, dont  le Président-Général envisagerait de faire son successeur dynastique. L’ancien chef de la Section d’intérêts US à La Havane, Michael Parmly a exprimé sa peur que WikiLeaks révèle le contenu de ses très nombreuses conversations avec la blagueuse, pardon, blogueuse “dissidente” Yoani Sánchez ainsi qu’avec d’autres “dissidents” soutenus par Washington. A-t-on vraiment affaire là avec la “vie privée” des gens ? Je ne le crois vraiment pas. En quoi le fait de révéler que, selon l’ambassadrice US à Yaoundé, Omar Bongo a détourné 30 millions d’Euros de la Banque centrale des États d’Afrique centrale et en a reversé une partie à Sarkozy pour financer sa campagne électorale est-il une atteinte à la démocratie ? Franchement, je ne vois pas.

2.    M. Moix-Moix-Moix est apparemment tombé à pieds joints dans le culte de la personnalité de Julian Assange entretenu par les médias : non, WikiLeaks n’est pas un “homme-organisme” (drôle d’expression) mais un projet collectif et participatif à l’époque du tout-numérique, auquel des centaines, sinon des milliers de personnes ont participé  anonymement, une fois que le courageux Bradley Manning eut fourni les documents. Lequel Bradley Manning risque 80 ans de prison. Selon M. Moix-Moix-Moix, le soldat Bradley Manning, révolté par les méthodes terroristes employées par l’armée US en Irak, serait sans doute aussi un adepte du totalitarisme.
La personnalisation de l’affaire WikiLeaks n’est qu’un rideau de fumée entretenu par les appareils de pouvoir et de propagande pour détourner l’attention des vrais contenus des documents diplomatiques rendus accessibles. On peut tirer profit de ces documents pour essayer de mieux comprendre comment fonctionne la machine impériale usaméricaine à l’échelle planétaire sans s’occuper un seul instant de l’individu Julian Assange, sauf que, quand même, la tête de cet homme a été mise à prix, des appels au meurtre ont été lancés publiquement depuis Washington et il court un (faible) risque de finir ses  jours dans un pénitencier US. Donc, toute personne attachée à la démocratie et aux droits humains et civiques devra prendre sa défense plutôt que de l’accuser d’être un nouveau Staline, ce qui semble pour le moins grandguignolesque.

3.    Je ne comprends pas d’où Moix-Moix-Moix a sorti cette histoire que la transparence aurait été une invention des dictatures du XXème siècle. Il a peut-être trouvé cette idée loufoque dans les Œuvres Complètes de son Maître et Gourou BHL ? Je ne sais pas, car je ne les ai pas dans ma bibliothèque, au bord de mon marigot totalitaire.

4.    Je conseille à M. Moix-Moix-Moix de lire Le Contrat Social de JJ Rousseau. Et  surtout qu’il ne voie pas d’attaque personnelle dans ces phrases de Jean-Jacques : « Obéissez aux puissances. Si cela veut dire Cédez à la force, le précepte est bon, mais superflu; je réponds qu’il ne sera jamais violé. Toute puissance vient de Dieu, je l’avoue; mais toute maladie en vient aussi : est-ce à dire qu’il soit défendu d’appeler le médecin? Qu’un brigand me surprenne au coin d’un bois, non seulement il faut par force donner sa bourse; mais, quand je pourrais la soustraire, suis-je en conscience obligé de la donner? Car, enfin, le pistolet qu’il tient est une puissance. Convenons donc que force ne fait pas droit, et qu’on n’est obligé d’obéir qu’aux puissances légitimes. » Rousseau ne répondait pas là M. Moix-Moix-Moix mais à un certain Saint Paul : « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu et les autorités qui existent ont été instituées par Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi » (Épître aux Romains, XIII). Bref, le contrat social auquel se réfère M. Moix-Moix-Moix est caduc dès que la puissance publique est considérée comme illégitime par les citoyens. Donc, le secret qu’il invoque comme ressort de la démocratie – c’est d’ailleurs là une nouveauté absolue, dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à présent, encore une lacune dans ma formation -,  sert à masquer le caractère illégitime des actions du pouvoir, il ne peut être question de l’accepter au nom du contrat social.

5.    Je propose de décerner à M. Moix-Moix-Moix le Grand Prix 2010 des Têtes de Veaux en Vinaigrette et Chemise Blanche.

Ayman El Falsafi, apprenti-philosophe totalitaire
Ex-analyste au Departamentul de transparenţă* de la Securitate roumaine (N° AK-47-007)
Ex-analyste à la Durchsichtigkeitsabteilung* de la Stasi (N° KALASCH 000089)
Présentement Honorable Agent Dormant Transparent du Département du Front Uni du Travail de la Chosŏn Minjujuŭi Inmin Konghwaguk (République populaire démocratique de Corée)
*Département de la Transparence

Manifestation devant l'ambassade de Suède d'adeptes du totalitarisme en soutien à Julian Assange, Kiev, Ukraine, 22 décembre 2010. Au premier rang, on reconnaît Natacha, Ivana et Vassilia, célèbres agentes du KGB. À l'arrière-plan, Ivan Popielko, leur officier traitant
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mardi 23 novembre 2010

N°134-Un pape ou une pipe ? A ecclesia eiusque papa libera nos, Domine !

Ça y est, le TGD (Très Grand Débat) de la TVV (Théologie Vaticanesque du XXIème siècle) est lancé : le TSP (Très Saint Père) a-t-il écrit que la capote est envisageable pour des rapports avec une prostituée ou avec un prostitué ? C’est que les versions allemande, italienne et française de son auguste prise de position varient sur ce point. Branle-bas de combat au Vatican pour apporter des rectifications Urbi et Orbi.
Le débat est en effet fondamental : si le Papounet a dit : « un prostitué », c’est qu’il considère que le SIDA est l’apanage des hommes, donc des homosexuels ; s’il a écrit « une prostituée », c’est qu’il admet que le SIDA peut se transmettre aussi par des rapports « normaux » du point de vue de la Très Sainte Église Catholique Apostolique Romaine, autrement dit des rapports entre un homme et une femme.
Reste l’essentiel, que Kratzinger semble avoir oublié : que conseille-t-il aux prêtres qui violent des petits garçons et/ou des petites filles ? Doivent-ils ou non se protéger avec un condom  ou se contenter d’asperger leurs victimes d’eau bénite ? Ou bien estime-t-il que le fait d’avoir été consacré vaccine automatiquement contre le SIDA ?

Oh pardon, j’oubliais, le TSP était en train de préparer une directive Urbi et Orbi, adressée à tous les prêtres, pour leur dire que le viol de petits garçons et de petites filles, ça n’est pas bien, mais pas bien du tout. On est rassurés.
Mais à quoi d’autre peut-on s’attendre de la part du chef d’une machine fondée sur le dogme de « l’émasculée conception ou qui aime bien châtre bien », comme aurait dit Jacques Prévert ? Bref, pour citer encore Prévert, « la pipe au papa du pape Pie pue »…

A ecclesia eiusque papa  libera nos, Domine !*
Dom Aymanus Kaymanus, Praefectus Ordinis Haereticorum (Préfet de l’Ordre des Hérétiques)
* C’est du latin, et ça signifie : Délivre-nous, Seigneur, de l’Église et de son pape !  L’auteur s’est inspiré de la formule en usage dans diverses prières et litanies catholiques, dont la plus célèbre, la Litanie des Tous les Saints, dit Ab ira et odio et omni mala voluntate, libera nos Domine , A spiritu fornicationis, libera nos Domine (Délivre-nous de la colère, de la haine et de toute mauvaise volonté, de l’esprit de fornication). Autre invocations célèbres : A peste, fame et bello, libera nos domine !(Délivre-nous de la peste, de la faim et de la guerre) ou encore A furore Normannorum, libera nos, Domine ! (Délivre-nous de la fureur des Normands, autrement dit les terribles Vikings, qui, eux non plus, n’utilisaient pas de condoms pour violer tout ce qui bougeait) ,sans oublier la jolie formule des exorcistes Ab insidiis diaboli, libera nos, Domine (délivre-nous des intrigues du diable)

René Magritte, La trahison des images, 1928

Anonyme, 2007



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mardi 28 septembre 2010

N° 133 - La fourmi de dix-huit mètres du désert

Qui a enlevé les sept employés d’AREVA et de SATOM au Niger ? Officiellement, un groupe terroriste répondant au joli nom poétique d’Al Qaïda au Maghreb islamique, ou, comme le disent tous les « experts » invités sur les plateaux de télévision, AQMI (prononcer « akmi »). Tous ces « experts » nous parlent d’ « akmi » comme de vieilles connaissances, avec lesquelles ils auraient gardé les chameaux dans leur enfance. Bref, ils ont l’air de bien les connaître. Où les ont-ils rencontrés ? Dans les brasseries du Faubourg  Saint-Germain ?
Moi, AQMI, j’connais pas. « Abou Zeid » – leur chef , paraît-il -, je ne sais pas à quoi il ressemble, sous son chèche et derrière sa barbe. Pour moi, donc Al Aqäida au Maghreb islamique, c’est comme  la « fourmi de 18 mètres » de Robert Desnos  : « ça n’existe pas, ça n’existe pas ».
Diverses hypothèses ont été émises sur les auteurs de ces enlèvements et leurs motivations. J’en ajoute une à la liste :
Et si « Abou Zeid » n’était, tout comme Djamel Zitouni, ou « Abderrazk El-Para » ou « Tarek » ou bien d’autres encore, qu’un vulgaire officier du DRS algérien ? Comment, vous ne savez pas ce qu’est le DRS ? Et si je vous dis : la SM, ça vous aide ? Allez, je donne ma langue au chat : le DRS, c’est le Département de renseignement et de sécurité algérien, l’ex-Sécurité militaire, bref les moukhabarat. Cet organe, comme le KGB dans la défunte Union soviétique, fait la pluie et le beau temps en Algérie depuis presque 50 ans. Il fait et défait  -et parfois assassine – les présidents, les élections, les affaires en tous genres. Djamel Zitouni, le marchand de poulets censé avoir enlevé en 1996 les moines français de Tibéhirine, finalement assassinés – on ne sait toujours pas par qui -, était l’un de leurs agents. Tout comme le fameux « Tarek », le grand artisan des attentats du métro et du RER à Paris en 1995. Zitouni comme Tarek, ont disparu sans laisser de traces. Officiellement, morts au combat ou en détention.  Ou peut-être en goguette à travers le Sahara, comme « Abderrazak El-Para », prédécesseur de « Abou Zeid » dans le rôle du MBD (méchant barbu du désert)…
L’Algérie des généraux, des colonels et des commandants du DRS, qui sont tous des hommes d’affaires (juteuses) a décidé depuis plusieurs années d’établir une alliance stratégique militaire - et économique - avec les USA  et, secondairement, la Chine. Un des objectifs de cette alliance est de balayer définiitvement la présence et l’influence française dans la région sahélo-soudanaise, de la Mauritanie au Tchad, en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les multinationales anglo-américano-australo-sudafricaines lorgnent sur l’uranium du Niger , le pétrole de Mauritanie et du Tchad et les autres richesses du sous-sol. Les multinationales chinoises aussi. AREVA, qui exploite l’uranium du Niger, est une épine dans leur pied. Tout est bon, donc, pour faire fuir les Français. Par exemple, des enlèvements.
Scénario : d’ici quelques jours, vous allez voir que l’armée algérienne va annoncer triomphalement avoir « libéré les sept otages » au cours d’une brillante opération où non seulement tous les preneurs d’otage ont trouvé la mort (il vaut mieux éliminer ce genre de témoins gênants), mais aussi les otages, malheureusement (ce genre de témoins peut aussi être gênant). Pas difficile de libérer – et de tuer, par inadvertance - des gens qu’on a capturé.
Ayman El Kayman, Président du Comité Sauvons la Françafrique !
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mardi 14 septembre 2010

N° 132 - Noces clandestines

On peut lire ceci sur le site du Parisien :

Eric Besson s'est marié en catimini
13.09.2010, 12h40 | Mise à jour : 13h11
« Au jeu du chat et de la souris, Eric Besson a été le plus fort. Le ministre de l'Immigration* a épousé dimanche, dans le plus grand secret, sa compagne tunisienne Yasmine Tordjman à Paris, révèle lexpress.fr. C'est son ex-collègue du gouvernement, Rachida Dati, maire du 7e arrondissement qui a célébré leurs noces.
Interrogé par L'Express, Eric Besson a confirmé l'information.
Selon Purepeople, le ministre s'est marié aux alentours de 20h30 dans la plus stricte intimité. «C'est chez lui, au ministère de l'Immigration, situé rue de Grenelle, juste en face de la mairie du 7e arrondissement que l'échange des consentements a été prononcé, et non en mairie».
Initialement, le mariage était prévu le 16 septembre à la mairie du 7e arrondissement, mais le ministre avait dû «déplacer la date et le lieu» de la cérémonie pour éviter des débordements. «Je n'ai pas peur des chahuts ou des canulars mais je n'envisage pas d'utiliser les moyens publics de sécurité pour un mariage qui relève de la sphère privée».
Plusieurs groupes Facebook s'étaient en effet créés et appelaient à se rendre sur place le jour dit pour manifester. Dans la foulée, le ministre avait évoqué la piste d'un mariage à Rome. «Je ne me résous pas à vivre comme depuis plusieurs semaines sous l'oeil des paparazzi ou avec des journalistes people menant des enquêtes sur ma vie privée ou sur la personnalité de ma compagne», avait encore déclaré Eric Besson.
A 52 ans, le ministre a épousé en secondes noces Yasmine Tordjman, 24 ans, étudiante en école d'art et arrière-petite fille de l'ancienne première dame de Tunisie, Wassila Bourguiba. Le ministre de l'Immigration était précédemment marié avec Sylvie Brunel, géographe et professeur d'université à Paris IV, avec qui il a eu trois enfants et dont il a divorcé en 2009. »

 Eric et Yasmine

« Peut-on se marier civilement ailleurs qu’à la mairie ? 
NON, en principe, selon l’article 75 du Code civil.
MAIS
 :
A titre exceptionnel, en cas d’indisponibilité temporaire des locaux de la mairie (travaux notamment), le mariage peut être célébré dans le lieu communal désigné à cet effet par le conseil municipal. Le procureur de la République compétent doit en être informé.
D’autre part, on doit relever deux exceptions :
1/ En cas d’empêchement grave, notamment d’ordre médical : le procureur de la République du lieu du mariage peut requérir l’officier de l’état civil de se transporter au domicile ou à la résidence de l’une des parties pour y célébrer le mariage.
2/ En cas de péril imminent de mort de l’un des futurs époux : l’officier de l’état civil peut gagner le lieu choisi puis faire part de cette nécessité au procureur de la République. »

Mes questions :
1 – Existait-il un empêchement grave ?
2 – Y avait-il un « péril imminent de mort » ?
3 – Un procureur de la République a-t-il été saisi par les futurs époux ?
4 – Ce mariage était-il vraiment légal ?
Question subsidiaire :
Le mariage a-t-il été consommé ? Et s’il ne s’agissait que d’un mariage blanc destiné à fournir un titre de séjour à la pulpeuse Tunisienne ? Je suggère au beau Brice** de faire diligenter une enquête par la DCRI***…


*Son titre exact est ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire

** Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales

*** Direction centrale du renseignement intérieur : service de renseignements du ministère de l'Intérieur français, au sein de la Direction générale de la Police nationale, né de la fusion de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et de la Direction centrale des Renseignements généraux (RG). Ce service est opérationnel depuis le 1er juillet 2008.Selon le communiqué du ministère de l'Intérieur, « la DCRI se veut un “FBI à la française” en matière de renseignement». Le quotidien Le Monde vient d’accuser l’Élysée d’avoir ordonné en juillet dernier à la DCRI d’identifier la source du journaliste ayant révélé le contenu de l’audition par un juge de Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, sur l’embauche de Florence Woerth, la femme du ministre du Travail Eric Woerth. La source, conseiller pénal au ministère de la Justice, a été illico muté à Cayenne, autant dire envoyé au bagne.  Sylvie Kaufmann écrit dans Le Monde : « En faisant mener une enquête par la police pour tenter d'identifier la source de notre journaliste, l'exécutif a donc clairement enfreint la loi relative à la protection du secret des sources des journalistes, dispositif qu'il avait pourtant renforcé par la loi du 4 janvier 2010. Aux termes de cette loi, "est considéré comme une atteinte indirecte au secret des sources le fait de chercher à découvrir les sources d'un journaliste au moyen d'investigations portant sur toute personne qui, en raison de ses relations habituelles avec un journaliste, peut détenir des renseignements permettant d'identifier ces sources". Par ailleurs, ajoute le texte, "il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d'intérêt public le justifie, et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi". »

Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à mardi prochain !

mardi 7 septembre 2010

N° 131 - L’immigration ou les retraites, il faut choisir

Les Français – et les Européens – vont devoir enfin se décider à faire un choix, entre l’immigration et les retraites.
C’est simple : si on continue à fermer les frontières, il y aura pénurie de main d’œuvre, donc de cotisations. Et les Français « de souche » devront cotiser non plus 40, mais 50, 60 et 80 annuités.
Moi qui vous dis ça, ce n’est pas mon problème : dans mon marigot, il n’y a pas de caisse de retraite et ce sont les jeunes caïmans qui prennent en charge les vieux.
Et dans mon marigot, nous n’avons pas d’État.
C’est pour ça qu’on est heureux et qu’on contemple l’agitation humaine avec un mélange de tristesse et de jubilation intime.
Quant à votre Président, s’il continue comme ça, il va finir dans un charter pour sa Hongrie d’origine. Le nom Sarközy est en effet clairement d’origine rrom (tsigane, si vous préfèrez).

Allez Besson, Hortefeux et Lellouche, soyez généreux, donnez-lui une prime de retour de 300 €. Comme ça, il pourra se payer des cours accélérés de violon pour se recycler avec sa chanteuse comme musicien dans les rues de Budapest. Il fera un tabac !
Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à mardi prochain !

PS : À la question, posée, en février 2009 à Ouagadougou, si elle envisageait une carrière politique, Carla avait répondu : "C'est comme si je vous demandais si demain vous pouvez devenir violoniste. Même si vous en avez envie, je ne suis pas sûre que vous réussirez. Ce n'est parce qu'on a épousé un violoniste qu'on peut jouer dans l'orchestre"...

mardi 31 août 2010

N° 130 - CD-Rom : la solution finale élégante

J'ai trouvé la solution finale au plus grave problème rencontré par MM. Sarkozy, Hortefeux et Besson : ces salopards de Tziganes venus de Roumanie et de Bulgarie dont la délinquance a augmenté de ... 259% (sic) en 18 mois à Paris, à en croire le Beau Brice. La solution s'appelle : CD-Rom.
L'idée m'est venue en découvrant que la Ville du Havre avait résolu le problème du logement étudiant en adoptant la formule inventée à Rotterdam et déjà appliquée en Allemagne : reconvertir des conteneurs chinois en charmants studios de 25 mètres carrés à 300 € par mois.
Pourquoi ce qui vaut pour des gentils étudiants ne pourrait-il pas être utilisée pour ces méchants Roms? Une famille Rom moyenne comptant 12 personnes, chaque Rom pourrait disposer de 2 mètres carrés - c'est bien suffisant pour ces Untermenschen - et vu que le nombre de Roms à éliminer se monte à environ 12 000, un millier de conteneurs chinois résoudraient définitivement le problème.Il suffirait de trouver un terrain de 2,5 hectares, de l'entourer de jolis barbelés Made in China et d'y entasser les indésirables.
Éventuellement, comme ces gens-là ont la bougeotte - chez eux, c'est génétique, ils ne peuvent pas rester en place -, la SNCF pourrait mettre à disposition des voies de chemin de fer désaffectées du côté de la Creuse pour y promener les Roms dans leurs CD (Conteneurs de Débordements), lesquels seraient chargés sur des vieux wagons de marchandises, le premier dimanche de chaque mois, afin de les aérer un peu et de leur faire voir des paysages.
Une fois contenus, les Roms en CD pourraient enfin être rééduqués et soumis à une thérapie démocratique efficace, sous la houlette de Fadela Amara et Bernard Kouchner, afin de leur désapprendre la "mendicité agressive".
Les récalcitrants seront stérilisés et épouillés.

Lisez et signez l'Appel Citoyen

Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité

et si vous êtes en France ce jour-là, manifestez le 4 septembre : Liste des lieux de rassemblement.

et si vous êtes dans le Sud-Ouest, ne ratez pas le




RROM FEST, festival de musique tsigane, 2° Édition, les 3&4 septembre 2010, à MONTLAUR (11 220)

Consultez le programme détaillé
Pour arriver à Montlaur: 


Agrandir le plan

Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à mardi prochain !

mardi 13 juillet 2010

N°129-Le Grand Chambardement : Naissance de la 5bis

Le Président françafricain en a eu assez : après une semaine de grève, il les a tous licenciés et a décidé d’en profiter pour procéder au Grand Chambardement, prélude à la naissance de la 5bis.

C’est que, voyez-vous, l’ensemble du personnel ministériel et étato-secrétarial avait lancé un mouvement de revendication insensé : ils réclamaient le droit à des retraites conséquentes, quel que soit le nombre d’annuités passées dans les maroquins et strapontins.
Le Grand Toubab (dit aussi PTT, Petit Toubab à Talons) a consulté son GCP (Grand Comptable Parfumé) : « Dis donc, demande à Miss Lili si on a les moyens de financer ça ». Réponse de la Grande Lili : « Pas question de financer le Viagra de  tes incapables ».
Une fois licenciés les grévistes, PTT  a eu une idée géniale : « Et si je supprimais la plupart des ministères, qui ne servent qu’à claquer du fric qu’on n’a pas, pour les remplacer par un super-gouvernement de combat autofinancé ? »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Profitant de la présence à Paris de ses gouverneurs d’outre-mer, PTT les réunit et leur parla. Ils écoutèrent et approuvèrent, enthousiastes.
Résultat : ce mercredi 14 juillet, PTT annoncera ce qui suit à la Françafrique abasourdie :

« Mes chers concitoyens,
J’ai décidé un Grand Chambardement . J’ai remercié l’ensemble des membres du gouvernement  pour les remplacer par la B5B (La Bande des Cinq Bis). Moi-même cumulerai les fonctions de Président  et de Premier Ministre. Je vous annonce que j’ai nommé un nouveau gouvernement composé de :
1 - Idriss Déby-le-Profond, Ministre des Pipelines Juteux et des Kalachnikovs Ravageurs
2 - Denis Cachou-Esso, Ministre des Derricks Rémunérateurs , des Beach Boys et des Rivières de Perles
3- Abdoulaye Kilowatt, Ministre des Monuments Maousse Costauds et des Renaissances Françafricaines Baignant dans l’Huile (d’arachide, comme il se doit)
4- Salaud Djibo, Ministre des Mines d’Uranium à Ciel Ouvert Offrant un Avenir Radieux et des Restaurations Démocratiques Suprêmes
5- Fort Eyademammamia, Ministre des Successions Dynastiques Électorales et des Taxes Portuaires Exorbitantes
5bis - Gros-Guigui Soro, Secrétaire Général du Gouvernement ayant rang de Ministre des Forces Nouvelles en Perpétuel Renouvellement et des Bonbons en Chocolat.

L’ensemble de ces ministres financeront eux-mêmes le budget de fonctionnement de leurs ministères ; n’ayant plus besoin de siéger dans des bâtiments démesurés et coûteux – lesquels seront vendus au plus offrant -, ils résideront, lors de leurs brefs séjours à Paris pour les conseils de ministres hebdomadaires, à l’annexe de l’Élysée.

Mes chers concitoyens,
Je convoquerai début septembre le Congrès à Versailles pour qu’il adopte la Constitution de la 5ème République bis.

Je vous souhaite de bonnes vacances. Inutile d’aller vous entasser sur des plages polluées, restez donc au frais chez vous, devant votre télévision, qui vous offrira pendant tout l’été des spectacles de qualité, préparés par mon cher Abdoulaye Kilowatt.
Vive la Françafrique, vive la 5bis ! »

PS d'Ayman El Kayman à l'usage des Parisiens

Appel à la manifestation du 13 Juillet 2010 18H Place de la République ( angle bd Magenta)
50 ans de Françafrique, ça suffit !
Arrêtons le soutien aux dictateurs ! Soutenons les peuples africains !

Le 14 juillet à Paris, des unités militaires de 14 pays africains défileront sur les Champs - Elysées, au côté des troupes françaises. Convoqués par Nicolas Sarkozy, les chefs d’État, amis de toujours de la France et des réseaux de la Françafrique : les Gnassingbé (Togo), Bongo (Gabon), Compaoré (Burkina Faso), Déby (Tchad), Sassou Nguesso (Congo Brazzaville), Biya (Cameroun) seront présents dans la tribune présidentielle.
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Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et au mois  prochain !

mardi 29 juin 2010

N°128-On ne change pas une ministre qui gagne…On la promeut !

Quand elle était ministre de l’Environnement, on a eu droit à la catastrophe de l’Erika.
Ministre de la Santé, elle nous a offert la pantalonnade du H1N1.
Ministre des Sports, elle nous a régalé du spectacle navrant de Bloemfontein.
Une seule solution : pour déclencher une révolution en France, il faut nommer la pharmacienne d’Angers…Premier ministre !
Ayman El Kayman, président du CFDTR (Club des Fans de la Dame en Tailleur Rose)

mardi 22 juin 2010

N° 127-Bloemfontein Blues : Allez les Blancs-Blancs-Blancs !

L'éclat de rire planétaire qui a accueilli la farce bleu-blanc-rouge de Bloemfontein m'a tiré brutalement de l'état d'hibernation, au fond de mon marigot, dans lequel m'avait plongé l'éruption du volcan Eyjafjöll en Islande. Voici donc ma toute dernière chronique.

La France est la risée du monde, après que l’équipe nationale de football s’est mise en grève illimitée.  Au cours d’une réunion d'urgence à l’Élysée dans la nuit de dimanche à lundi, le Cabinet de Crise Majeure, réuni autour du président de la République, a décidé ce qui suit :

1-      1- Le Football étant LA Grande Cause Nationale et l’équipe de France effectuant une performance relevant du Service Public, il est du devoir du gouvernement d’assurer le Service Minimum Garanti.

2-      2 - En conséquence de quoi, l’ensemble des grévistes et leur entraîneur sont licenciés sans préavis pour Fautes Professionnelles Graves z’et Répétées. Ils seront remplacés par une sélection issue des rangs du gouvernement, avec le président de la République en personne comme entraîneur. Cette sélection, dont la composition exacte sera révélée le mardi  22 juin à 15 h 30, une demi-heure avant la rencontre avec les Bafana Bafana, l’équipe Noirs-Noirs-Noirs d’Afrique du Sud, assurera tous les matchs prévus pour le Mondial. D’ores et déjà, on sait qu’elle sera exclusivement composée de Blancs.

3-     3-  Mmes Roselyne Bachelot, Carla  Bruni-Tedeschi, Christine Boutin et Florence Woerth seront respectivement chargées des soins thérapeutiques aux joueurs, des massages, de la guidance spirituelle et des finances. Le seul et unique sponsor de la Nouvelle Équipe de France sera la FLBBEPH (Fondation Liliane Bettencourt pour le Bien-être Parfumé de l’Humanité).

4-     4 - Monsieur A. Quelle-Crotte-Fun, dit JoyeuseMerde, grand pourfendeur de caillera, est nommé chargé des relations publiques et porte-parole de la Nouvelle Équipe de France, qui sera désignée en anglais sous le titre de New French Gentlemen.*

5-     5 - Cette solution d’urgence n’est que provisoire. Le président de la République envisage de mettre à l’ordre du jour de la prochaine réunion du G20 la question primordiale et vitale de la refonte nécessaire Mondial de football. L’alternative est : soit une composition des équipes nationales à l’image de celle de la Nouvelle Équipe de France, avec Chefs d’État comme entraîneurs et ministres comme joueurs, soit une dissolution des équipes nationales et leur remplacement par des équipes aux couleurs es entreprises qui les financeront. Ainsi, le Mondial 2014, rebaptisé FSF (Footafric sans frontières) verrait s’affronter les équipes AREVA, Coca-Cola, Microsoft, Siemens, Veolia etc.







* Finkielkraut: "Des sales gosses boudeurs"

"Lorsque j'ai lu en toutes lettres l’agression verbale de Nicolas Anelka contre son sélectionneur, je cite: “Va te faire enculer, sale fils de pute”, j’ai été atterré mais pas étonné. Je voyais bien que l’ambiance entre les joueurs était empoisonnée. Je savais que Raymond Domenech n’avait aucune autorité sur son équipe, et l’arrogance je-m’en-foutiste de certains de ceux qu’on appelle les cadres, Ribéry, Anelka, Gallas, par exemple, était visible depuis plusieurs mois déjà. Les Français n’aimaient plus leur équipe et cet ultime outrage, combiné avec le doigt d’honneur de William Gallas, montre que les Français avaient raison.

Le sociologue Paul Yonnet, qui a écrit Une main en trop, dit que la compétition sportive permet aux individus de faire l’expérience de la vie ensemble, de rendre visible l’existence d’une communauté liée. Cette expérience, les joueurs de l’équipe de France s’appliquent à nous la rendre impossible. Ils cassent l’identification. A la différence des autres équipes nationales, ils refusent, en sales gosses boudeurs et trop riches, d’incarner leur nation.

Mais si cette équipe ne représente pas la France, hélas, elle la reflète: avec ses clans, ses divisions ethniques, sa persécution du premier de la classe, Yoann Gourcuff. Elle nous tend un miroir terrible. Ce qui est arrivé à Domenech est le lot quotidien de nombreux éducateurs et de professeurs dans les cités dites sensibles. Cette équipe renvoie à la France le spectacle de sa désunion et de son implacable déliquescence. Mais il ne faut pas se complaire dans le pessimisme, cette équipe doit être reconstruite sur d’autres critères que ceux qui ont prévalu pendant l’ère de cet entraîneur sans style et sans âme qu’était Domenech. Jean-Alain Boumsong, l’un des grands joueurs qui n’ont pas été retenus pour cette Coupe du monde, en appelle à l’humilité. Il s’exprimait dans une langue irréprochable. On a voulu confier l’équipe de France à des voyous opulents et pour certains inintelligents, il faudra maintenant sélectionner des gentlemen."
Recueilli par A.F.

Source : http://www.lejdd.fr/Sport/Football/Actualite/L-affaire-Anelka-ravage-le-foot-francais-201500/


mardi 16 février 2010

N°126- Haarp, Glurp, Beuark… C’est un complot ! Cherchez l’erreur

Le 13 janvier 2010, Haïti a été frappé par un tremblement de terre. Le 13 est un chiffre magique qui dénote la main d’une puissance occulte derrière le séisme. Ne cherchez pas, la puissance occulte, ce sont les USA, le Pentagone, et derrière eux, les Illuminati, et derrière ceux-ci, les…Envahisseurs (venus d’une planète non déterminée).
Avant Haïti, la puissance occulte a déclenché les tremblements de terre en Iran, en Turquie, en Chine, le tsunami en Asie du Sud-est, le cyclone Katrina et tous les autres cyclones qui ont ravagé la Caraïbe. La preuve ? Dans le ciel au-dessus des territoires frappés par les séismes, on a chaque fois vu les mêmes nuages colorés. Et ces nuages portent la signature… HAARP !
HAARP ? Non, ce n’est pas une interjection de personnage de BD. C’est l’acronyme du High frequency Active Auroral Research Project, un projet de recherche financé par le Pentagone, tellement obscur et incompréhensible pour les profanes qu’il alimente depuis des années tous les délires possibles. Un des objectifs de HAARP est de détecter les tremblements de terre. Certains ont vite fait d’en conclure qu’il peut les déclencher.
Je ne vous en dis pas plus. Il vous suffit de taper « haarp» sur Google et vous aurez le choix entre  630 000 pages. Ma préférée du moment est celle-ci : http://www.bibleetnombres.online.fr/haarp.htm dont voici un extrait pour vous allécher :
Cliquer sur l'image pour l'agrandir
Œil de l'ouragan Isabel le 12 Septembre 2003
« Ce pentagramme inscrit à l'intérieur d'un cercle, dans l'œil de l'ouragan Isabel par la NASA en milieu de journée du 12 Septembre 2003 est à lui seul suffisamment explicite pour éveiller de justes inquiétudes sur la nature des temps que nous vivons sur le plan eschatologique. La taille de cette figure satanique est d'environ 70 kilomètres.
Il est donc salutaire de connaître la nature des nouvelles armes qui font l'objet d'expériences en grandeur réelle, la planète servant de laboratoire comme on nous y a habitués depuis l'invention de la bombe atomique. » (sic)
Que penser de ces délires ? J’avoue ma perplexité. Non pas que je ne croie pas le Pentagone capable des pires saloperies, mais j’ai du mal à suivre les délires des illuminés qui sévissent sur Internet et diffusent tous les bobards possibles, repris par des sites et blogs qui se veulent anti-impérialistes mais néanmoins sérieux.  De quoi fournir des armes aux « Voix de Son Maître » qui partent en guerre contre les « théories du complot ». « Main basse sur l’info », la dernière soirée Thema d’ARTE, le 9 février, présentée et préparée par le consternant Daniel Leconte, nous en a donné un exemple éclatant. Toute la soirée a consisté à nous asséner  qu’Internet était plein de fous furieux absolument pas crédibles, et qu’il fallait garder sa confiance à la « vraie » presse et aux « vrais » journalistes, du Spiegel à France2, en passant par Charlie Hebdo et autres Point.
À propos du tremblement de terre d’Haïti et du projet HAARP, une des plus grosses manipulations qui a circulé sur le Net n’émanait pas de blogueurs fous, mais du très respectable quotidien espagnol ABC. Celui-ci a titré faussement un article publié le 20 janvier 2010 Chávez acusa a EE.UU. de provocar el seísmo de Haití (Chávez accuse les USA d’avoir provoqué le séisme d’Haïti). L’article ne contenait aucune indication d’une quelconque déclaration de Chávez, mais se contentait de citer un article publié le 18 janvier sur le site de la télévision d’État vénézuélienne  vive,  "Terremoto experimental" de Estados Unidos devastó Haití (Un "tremblement de terre expérimental » des USA a ravagé Haïti), qui rendait compte d’un rapport émanant de la flotte russe et émettant des hypothèses sur la responsabilité du projet HAARP dans divers tremblements de terre. Petit détail : cet article n’était qu’une reprise d’une dépêche de l’agence de presse espagnole EFE. On peut se demander pourquoi ABC a jugé nécessaire de reprendre  la version vénézuélienne de cette « info » sans citer sa première source – russe et espagnole – et en l’attribuant à Chávez.
« Crois ce que tu vois et pas ce que tu entends », disait mon papa. Mais c’était dans des temps reculés, avant la télé et internet. Aujourd’hui, il dirait :
« Crois ce que tu vois toi-même dans le ciel réel et pas dans des photos du ciel diffusées sur Internet »
Ayman El Kayman, délégué du FILCI (Front Intergalactique de Lutte contre la Conjuration des Imbéciles)

Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à la semaine prochaine !

mardi 26 janvier 2010

N°125-Burqatastrophe : Pas de quoi fouetter une chatte

Je vous annonçais à la fin de l’année dernière que l’année 2010 serait un annus horribilissimus. Mes prévisions se confirment, en particulier pour la France. Depuis des semaines, le monde politique et médiatique est agité par deux thèmes qui  s’entrecroisent et se mélangent : l’identité nationale et le port de la burqa. Il semblerait que la France s’enfonce joyeusement ( ?) dans la burqatastrophe.  Que faut-il penser de tout ça et que faire ? J’avoue ma profonde perplexité, que vous êtes sans doute nombreux-ses à partager. Voici en tout cas ce dont je suis sûr :


1° - Aucune identité, ni individuelle ni collective, n’est fixée une fois pour toutes. L’identité, quelle qu’elle soit, n’est pas une statue de bronze, mais plutôt un torrent de montagne, une nuée ardente*.

2° - La « réislamisation » des jeunes générations nées en France de parents, de grands-parents ou d’arrière-grands-parents venus du Maghreb et d’Afrique sub-saharienne, est l’indice le plus sûr de leur « intégration » dans la société française. À partir de 1975, les « immigrés » de culture musulmane ont  compris qu’ils n’étaient plus de passage, en voyage, en exil mais qu’ils étaient destinés à vivre et mourir en France et leur progéniture avec eux. Donc, la France changeait de statut, passant de celui de territoire du « Dar El Harb » (maison de la guerre) à celui de territoire de« Dar El Islam », dans lequel on est tenu de respecter les obligations religieuses.

3°- Les premières jeunes filles –elles étaient marocaines - à porter le hijab en France, en 1989, étaient nées ou arrivées dans le pays autour de 1975, dans la vague de regroupement familial qui suivit la fermeture des frontières. Leur décision était motivée par leur souhait de poursuivre leurs études au-delà de la scolarité obligatoire, qui se heurtait à l’opposition de leurs grands-mères restées au Maroc, qui essayaient de convaincre les parents des jeunes filles de les marier vite fait bien  fait pour leur éviter la perdition sur des bancs universitaires. En arborant le hidjab, les jeunes filles envoyaient le message suivant à leurs grands-mères : « Je peux faire des études sans devenir pour autant une dévergondée ».



Burqa républicaine


4°- La « réislamisation », comme tout phénomène de conversion, est une construction imaginaire, un bricolage syncrétique, dans lequel  les intéressé-es se fournissent en arguments, attributs et signes extérieurs pris à des sources très diverses : lectures, contacts personnels, imams, oulémas et prêcheurs plus ou moins savants, plus moins cultivés, plus ou moins sérieux, et…la télé ! De nombreux jeunes Musulman-es de France finissent par  donner d’eux-elles l’image, généralement caricaturale, renvoyée par le petit écran. À qui la faute ?
5° - Une chose est sûre : le hijab ou même la burqa augmentent la valeur des jeunes filles qui les portent sur le marché matrimonial musulman, et donc le prestige de leurs familles. Ils ne sont rien d’autre que l’affichage d’une virginité, réelle ou prétendue.



Burka Chic, Huile et acrylique, 122X96 cm, de la série "Burka chic", de l'artiste britannique musulmane Sarah Maple

6°- La burqa, qui n’est évidemment pas une obligation musulmane mais plus simplement une tradition pachtoune d’Afghanistan, concentre toutes les passions de ce nouveau siècle. D’autres générations ont adopté la casquette Mao, le béret Guevara, ont brûlé leurs soutien-gorges, adopté la mini-jupe ou se sont laissé pousser la barbe. Et dans les pays arabes, la police depuis belle lurette fait la chasse aux jeunes barbus : dans les années 70, ils étaient soupçonnés d’être des communistes, aujourd’hui, d’être des islamistes. Et pour les filles, la chasse aux minijupes a été remplacée par la chasse aux voiles divers.


Burqa érotique


7° - Tout ceci dit, le port de la burqa en France est un phénomène microscopique, qui touche tout au plus 300 personnes. Donc pas de quoi fouetter une chatte. Mais  il est insupportable à ceux qui ressentent une énorme frustration à ne pas pouvoir dévisager des femmes, c’est-à-dire à prendre symboliquement possession de leur corps. Ces nouveaux Tartuffe qui s’avancent masqués en anti-Tartufe pourraient dire : « Ne cachez pas ce visage que je me dois de voir ». Si une femme ne veut pas que je voie son visage, quelles que soient ses raisons, c’est son droit et je ne vois pas au nom de quoi je devrais lui imposer mon droit à le voir à tout prix. Cela peut me déranger, mais je ne vois pas en quoi cela pourrait me nuire. Or, selon la bonne vieille Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, "La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui". Et pour citer le bon vieux Jean-Sol Partre, "Ma liberté s'arrête où commence celle d'autrui." (Sujet classique de dissertation de philosophie sur lequel les honorables membres  de la mission d'information parlementaire sur le port du voile intégral auraient du plancher).
La liberté des regardeurs s’arrête où commence celle des regardées.


Ayman El Kayman, le petit philosophe des lumières du marigot


* Nuée ardente : 
Grand volume de gaz brûlants à très forte pression transportant, suite à à une violente explosion, des masses considérables de débris de lave ( des cendres aux blocs en passant par les scories) et se déplaçant à grande vitesse (100 km/h et plus).[définition selon futura-sciences.com]


Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à la semaine prochaine !

Dessin de DILEM, Algérie