lundi 25 juin 2007

N°42 – La Brigade Arc-en-ciel des Amazones du Nouvel Attila


Le gouvernement Fillon II, formé le 19 juin, au lendemain des élections législatives, comprend quatre super-nanas qui gagnent à être connues, une ministre et trois secrétaires d’État. Ces quatre jeunes femmes – l’Algéro-marocaine, la Française à l’ancêtre polonais, la Kabylo-auvergnate et la Sénégalaise, constituent en quelque sorte la Brigade Arc-en-ciel des Amazones du Nouvel Attila. Là où elles passeront, l’herbe risque de repousser, mais génétiquement modifiée. Je commence donc par vous présenter ces quatre Cavalières de l'Apocalypse, avec l’aide de wikipédia, l’encycloplédie en ligne. J'aurai l'occasion de revenir sur ces dames dont les faits et gestes seront très surveillés.

Rachida Dati, 42 ans, Garde des Sceaux, ministre de la Justice
Née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy en Saône-et-Loire, Bourgogne, elle a été porte-parole du candidat de l'UMP à l'élection présidentielle française de 2007
Fille d'un maçon marocain et d'une mère algérienne, deuxième d'une famille de douze enfants (huit filles et quatre garçons), elle passe son enfance à Chalon-sur-Saône, dans le quartier des Prés-Saint-Jean. Sa scolarité se déroule dans une école privée catholique puis au lycée public Mathias.
Pour financer ses études, étant issue d'une famille modeste, Rachida Dati effectue plusieurs petits boulots, notamment comme vendeuse au porte-à-porte ou aide-soignante. Elle suit un parcours universitaire pour obtenir une maîtrise de sciences économiques et une autre en droit public, un MBA (financé par Matra, avec l'appui de Jean-Luc Lagardère).
En 1987, elle devient chargée d’étude auprès de la direction comptabilité-finance du groupe Elf Aquitaine grâce à Albin Chalandon, tout en poursuivant des études supérieures en sciences économiques et gestion des entreprises. Après une rencontre avec Jean-Luc Lagardère en 1990, elle entre à la direction de l'audit de Matra communication, puis en 1993 passe un an à Londres, auprès de Jacques Attali à la BERD[5], toujours dans l'audit. En 1994, elle est contrôleuse de gestion et secrétaire générale du bureau d'études sur le développement urbain à la Lyonnaise des eaux, puis de 1995 à 1997 conseillère technique à la direction juridique du ministère de l'Éducation nationale.
Sur les conseils de Simone Veil, elle entre à l'école nationale de la magistrature, admise sur titre (art.18-1 et 18-2 du statut de la magistrature) sans passer le concours d'entrée, où elle étudie de 1997 à 1999. Elle est auditrice de justice au tribunal de grande instance de Bobigny puis occupe le siège de juge commissaire aux procédures collectives au tribunal de grande instance de Péronne et enfin est nommée substitut du procureur au tribunal d'Évry.
En septembre 2003, elle devient conseillère de Nicolas Sarkozy, pour qui elle travaille sur le projet de loi sur la « prévention de la délinquance », et, entre décembre 2004 et juin 2005, est directrice générale adjointe des services du conseil général des Hauts-de-Seine. Réintégrant le cabinet du ministre de l'Intérieur ensuite, elle s'inscrit à l'UMP en décembre 2006. Elle est nommée le soir du dimanche 14 janvier 2007 porte-parole de Nicolas Sarkozy, désigné le même jour candidat du parti UMP pour l'élection présidentielle française de 2007.
Après la victoire présidentielle de Nicolas Sarkozy, elle entre dans le gouvernement Fillon en tant que Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Elle est la première personnalité ayant des origines nord-africaines à diriger un ministère régalien.
Le 31 mai 2007, Jean-Marie Le Pen a déclaré souhaiter que toutes les personnes susceptibles d’avoir une nationalité étrangère en plus de la française fassent un choix entre les deux, citant le cas de la Garde des sceaux.
D'après Le Parisien/Aujourd'hui en France, Rachida Dati pourrait être invitée à porter le drapeau de l'UMP aux prochaines municipales à Chalon-sur-Saône.
Rachida Dati est membre de l'Institut Montaigne, du club Le Siècle et cofondatrice du Club XXIe Siècle.


Nathalie Kosciusko-Morizet, 34 ans, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie auprès de Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie
Nathalie est issue d'une vieille famille politique française. Descendant de la famille du patriote polonais Tadeusz Kosciusko*, elle est la fille du maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet et de Bénédicte Treuille, enseignante. Elle est également la petite-fille de Jacques Kosciusko-Morizet, résistant gaulliste de la première heure et ambassadeur de France, et l'arrière-petite-fille d'André Morizet, sénateur-maire SFIO de Boulogne-Billancourt.Par ailleurs, elle est la sœur de Pierre Kosciusko-Morizet, P.-D.G. de Priceminister.
Sa scolarité se passe au lycée de Sèvres, au lycée Daniélou de Rueil-Malmaison puis au lycée Louis-le-Grand à Paris.Polytechnicienne (promotion 1992), elle a choisi la biologie comme spécialité et est aussi ingénieur de l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF), et membre du corps des ingénieurs du génie rural, des eaux et des forêts.
Proche du Président de la République Jacques Chirac, elle a été le rapporteur de la Charte de l'environnement et de la mission d'information sur l'effet de serre. Elle s'est ainsi distinguée localement dans la défense de l'environnement (nuisances aériennes, projets d'infrastructures) et de l'emploi (Alcatel, Thales, Sanofi). Comme parlementaire, elle s'est aussi distinguée par son activisme en faveur de la défense du consommateur, notamment dans la lutte contre les frais bancaires abusifs imposés par les banques.
Membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), elle est d'abord responsable de l'environnement à la direction des études puis présidente du groupe parlementaire santé et environnement à partir de 2002. Depuis 2003, elle est secrétaire nationale chargée de l'écologie et depuis 2004, présidente de l'association Consodurable et administratrice de la Fondation Charles-de-Gaulle.
Depuis les élections régionales de mars 2004, elle est aussi conseillère régionale (UMP), pour la région Île-de-France.
Lors des élections législatives de juin 2007, elle obtient 46,97 % des voix au premier tour face à 14 autres candidats dont Olivier Thomas (25,04 %) son concurrent socialiste pour le second tour. En 2002, Pierre-André Wiltzer avait obtenu 44,09% au premier tour. Au second tour, elle est élue députée avec 56,09 % des voix face au socialiste Olivier Thomas (43,91 %)
*Andrzej Tadeusz Bonawentura Kościuszko (1746 – 1817) est un héros national polonais, lituanien et bielorusse, général et dirigeant du soulèvement de 1794 contre la Russie. Il participe à la guerre d'indépendance américaine comme colonel dans l'armée continentale aux côtés de Washington. En signe de reconnaissance de ses services, il est élevé par le Congrès au grade de général de brigade en et naturalisé citoyen des États-Unis en 1783. Une ville du Mississipi porte son nom.

Fadela Amara, 43 ans, secrétaire d'État chargée de la politique de la Ville


Présidente de l'association Ni putes ni soumises, de son vrai nom Fatiha Amara, elle est née en 1964 à Clermont-Ferrand. Elle est issue d'une famille algérienne (Petite Kabylie) de onze enfants, elle a quatre sœurs et six frères. Son père était un ouvrier en bâtiment la semaine, et il travaillait sur les marchés le week-end. Sa mère était femme au foyer.
Se destinant à des études de lettres, elle est finalement orientée vers un CAP d'employée de bureau. En 1978, à l'âge de 14 ans, Fadela Amara assiste au drame qui va changer sa vie. Son frère Malik est renversé par une voiture. Il décède quelques heures plus tard. Elle dit avoir été bouleversée par l'attitude des policiers, qui auraient défendu le chauffard sur les lieux même de l'accident.
Elle participe ainsi à la première marche civique à Clermont-Ferrand pour l’inscription des jeunes sur les listes électorales. Dès 16 ans quand la mairie de Clermont-Ferrand décide de raser entièrement son quartier, elle décide de faire du porte-à-porte pour en obtenir la réhabilitation.
Elle participe en 1983 à la marche des beurs et elle milite à SOS Racisme à partir de 1986. Elle est élue en 2000 présidente de la Fédération nationale des maisons des potes (FNMP).
En 1989 elle met en place la « Commission femmes » dont le principal objectif était de faire un état des lieux sur les femmes des quartiers et d'entendre les demandes formulées par la population vivant dans les quartiers.
Elle est ensuite élue conseillère municipale du Parti socialiste à Clermont-Ferrand en 2001, mais n'y siègera jamais.
En 2002 elle organise des états généraux à la Sorbonne qui ont réuni plus de 250 femmes et elle a rédigé une pétition qui compte près de 20 000 signataires, elle met en place un tour de France de l'association Ni putes ni soumises qui s'achèvera à Paris le 8 mars 2003.
La soeur de Sohane dénonça la récupération de la mort de sa soeur par Fadela Amara.
En 2005, elle est faite docteur honoris causa de l'Université libre de Bruxelles et en 2006 elle reçoit un Honorary Degree for French civil rights campaigner de la Manchester Metropolitan University[2].
Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

Rama Yade, 31 ans, secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme
Rama Yade (prononcer Yade et non Yadé), de son vrai nom Ramatoulaye Yade-Zimet, est née le 13 décembre 1976 à Dakar (Sénégal).
Son père est un diplomate, secrétaire particulier du président Léopold Sédar Senghor. Il la sensibilise à la politique dès son plus jeune âge. Sa mère est professeur et la famille est de religion musulmane.
Elle vit à Dakar jusqu'à l'âge de 8 ans. En 1987, la famille de Rama Yade quitte le pays pour la France où son père est envoyé en mission. La famille vit d'abord dans un quartier résidentiel de Colombes, en banlieue parisienne.
Après le départ de son père, elle est élevée par sa mère avec ses 3 frères et soeurs dans une cité modeste de Colombes dans les Hauts-de-Seine.
En 1994, elle passe son baccalauréat à Colombes (92).
Diplômée en 2000 de l'Institut d'études politiques de Paris, elle entre par concours au Sénat comme administratrice en 2002.
Après avoir travaillé pour la commission des affaires sociales du Sénat où elle a été en charge de l'emploi, de la formation professionnelle et de l'Outre-Mer, elle est détachée auprès de Jean-Pierre Elkabbach, à la Chaîne parlementaire Public Sénat, au début de l'année 2005, où elle devient directrice adjointe des programmes puis directrice de la communication.
En 2006, elle réintègre les cadres du Sénat comme administratrice au sein du service des collectivités territoriales où elle est en charge des aspects sociaux de la décentralisation.
En 2005, bien qu'issue d'une famille de gauche, elle rejoint l’UMP. Elle avoue que ce ralliement doit surtout à la personne de Nicolas Sarkozy dont elle déclare admirer le charisme et non aux valeurs traditionnelles de la droite.
Le 6 mars 2006, elle fait partie des douze femmes promues dans les instances de l'UMP où elle est nommée secrétaire nationale chargée de la francophonie.
Elle est propulsée sur la scène médiatique le 14 janvier 2007 lors du congrès d’investiture de Nicolas Sarkozy où elle s'en prend avec virulence au parti socialiste qu'elle accuse de cécité et à des élites de gauche « sans projet, sans idée, sans vision » qu'elle accuse d'avoir instauré une « République du guichet » en accordant aux enfants de l'immigration « de la pitié plutôt que le respect ».
Elle invoque souvent en référence la figure de Gaston Monnerville, l'ancien président du Sénat qui fut également un opposant emblématique à l'élection du président de la République au suffrage universel.
Durant la campagne présidentielle, elle réapparaît lors de meetings de Nicolas Sarkozy, partageant également avec Rachida Dati, les faveurs des médias.
Ses positions s'écartent parfois de la ligne officielle de l'UMP[5]. Ainsi, Yade s'est prononcée contre la constitution européenne en 2005 et ne s'est pas déclarée choquée par l’intervention américaine en Irak, estimant toutefois « le résultat pas vraiment à la hauteur des attentes ».
Elle est vice-présidente du Club XXIe siècle qui milite en faveur de la diversité et membre du club Averroès qui regroupe des professionnels pour promouvoir les "minorités actives" dans les médias français.
Son mari, Joseph Zimet, est chargé des relations avec les ONG à l’Agence française de développement, et est sympathisant socialiste. D'après Rama Yade (émission Franc Parler sur France-Inter du 18 juin 2007) son mari n'est pas formellement membre du Parti socialiste au sens « encarté ». Elle a confirmé qu'il a voté pour Mme Royal au 1er tour.
Elle vient de publier le livre Noirs de France, les Nouveaux Neg'marrons, Récit d'un rendez-vous manqué entre la République et les Afro-antillais, Calmann-Lévy, 2007 ;
Ça vous en bouche en coin, avouez-le, non ?


Proposition de tenue d’apparat pour les Amazones de Sarko-Borloo

Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
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