mardi 23 décembre 2008

N° 94 -Les « Grandes Complications » de Juju d’Oran, un héros de notre temps

« Je suis la gauche, la vraie. Je suis populaire, au sens où je vis avec le peuple, celui qui gagne 8 000 francs par mois, qui galère dans les transports en commun et qui vit dans des quartiers difficiles ».
Julien Dray, Le Figaro, 18/7/2002


Chacun sa folie. Celle de Juju d’Oran, ce sont les montres. Attention, pas les tocantes japonaises de bar-tabac à 15 Euro, non ! Lui, c’est les Patek Philippe à 30 000 € et plus. Encore un point commun avec Nicolas, auquel Carla avait offert, souvenons-nous en, une montre « Grandes Complications » du même Patek Philippe, prestigieux horloger genevois, à 30 000 € (Lire à ce sujet ma chronique n° 60- Le Vampire, sa Fiancée et les Grandes Complications).
Juju d’Oran le dit, il est un « acheteur compulsif ». Il a du mal à résister devant certains modèles en platine ou en or. Et il n’hésite donc pas à débourser des sommes coquettes pour se payer la montre de ses rêves. Mais où trouve-t-il donc cet argent ?
Malheureusement pour Juju d’Oran, il y a des lois. L’une d’elles stipule qu’on ne peut tronçonner un achat important en paiement par carte bleue d’une part et en espèces d’autre part. Voilà donc que la justice s’est intéressée à un achat réalisé par Juju d’Oran en 1997. Il avait acheté une Patek Phlippe à 250 000 francs (38 000 €) en versant 150 000 francs en espèces. 250 000 francs, c’est tout de même 30 fois un salaire mensuel à 8 000 francs. Et la justice soupçonne que cet argent venait de sommes détournées de SOS-Racisme et de la FIDL, obscur syndicat lycéen de la nébuleuse trotsko-socialiste.

Juju et une de ses montres

Ah au fait : vous ne savez peut-être pas qui est Juju d’Oran. Eh bien, je vous le présente :
Julien Dray, député socialiste, né en 1955 à Oran (Algérie), membre de la garde rapprochée de la candidate Ségolène Royal à l’élection présidentielle, ex-futur ministre de l’Intérieur de l’ex-future présidente Royal.
Dès son élection, Nicolas Sarkozy lui a proposé le poste de ministre de l’Intérieur, qu’il a froidement décliné.
Comme une grande partie des éléphants, hippopotames et autres rhinocéros du Parti socialiste, Julien Dray, dont le frère fut un cogneur éminent du Bétar sioniste, est un ancien trotskyste. Lui, c’est par la LCR de Krivine qu’il est passé, tout comme Henri Weber ou David Assouline, pardon, Messieurs les Sénateur Henri Weber et David Assouline tandis que Jospin, Mélenchon et Cambadélis sont, eux, passé par l’OCI lambertiste, avant que celle-ci devienne le Parti des travailleurs, puis récemment le Parti ouvrier indépendant.
Mais Juju a vite fait de rejoindre le parti de la rose dès l’automne 1981, quelques mois après la victoire de Mitterrand. Son premier grand coup réussi sera la création, téléguidée par l’Élysée, de SOS-Racisme, qui a été le véritable tremplin de sa carrière politicienne. Après des années d’obscures lutes de tendances et de courants, il a choisi la voie de la sagesse en se mettant au service de Ségolène, ce qui lui a valu de devenir porte-parole du parti.
Bref, un parfait hippopotame de la politique politicienne.
On murmure que Sarko va remanier son gouvernement à l’occasion de la nouvelle année. Je n’ai qu’un conseil à donner à Juju : accepter l’éventuelle nouvelle proposition de Nicolas d’entrer dans son gouvernement. Il pourrait faire… ministre du Temps qui passe, aux côtés d’autres JRMV (jeunes révolutionnaires mal vieillis).

Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à mardi prochain !
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